une encyclopédie sur le jdr warhammer

ce forum regroupe toutes informations sur le jdr de warhammer, que ce soit de l'officiel ou pas, du personnel ou pas. Ce site n'a rien d'officiel et ne pourra remplacer en aucuns cas les livres de bases WJRF.
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 Vampires bis

Aller en bas 
AuteurMessage
freedom
Engra-morte-épée.
avatar

Nombre de messages : 545
Localisation : Aux portes de Praag
Date d'inscription : 20/10/2005

MessageSujet: Vampires bis   Ven 11 Nov à 14:23

Les comtes vampires de Sylvanie
A la frontière orientale du Stirtand, dans les brumes glaciales des contreforts des Montagnes du Bord du Monde, se trouve la Sylvanie. Nul homme sain d’esprit ne s’y aventurera après la tombée de la nuit et aucun chevalier en quête ni aucun pèlerin épuisé n'acceptera de passer la nuit dans un des châteaux lugubres qui jalonnent la lande. La nuit, les paysans brutaux de la région se barricadent dans leurs villages sordides, disposant des fagots mortuaires et des racines sorcières sur leurs volets dans le vain espoir d'éloigner ainsi les créatures qui hantent les ténèbres en quête de sang.
Les magiciens affirment que les vents de la Magie Noire soufflent très fort en Sylvanie et que toutes les places fortes de la noblesse sont érigées sur des sites de triste renommée. Même les collecteurs d'impôts du comte électeur de Stirland, réputés pour leur brutalité, portent des amulettes bénies par les prêtres de Morr et de Sigmar et se déplacent en nombre lorsque leur seigneur les oblige à percevoir des taxes en ces lieux maudits.
Aussi loin que remonte la mémoire des hommes, on raconte d'horribles histoires au sujet de la Sylvanie et, lorsqu'un conteur de taverne entame une fable sinistre, il y a de bonnes chances pour qu'elle prenne place dans cette contrée de superstitions, il y a ici plus de terribles légendes que dans toutes les provinces de l'Empire réunies et, pour la plupart, elles découlent de la sinistre vérité. C'est un pays où les esprits tourmentés, les vampires avides de sang et les sorciers maléfiques errent sous les pâles reflets de la lune. Seuls les plus braves osent parcourir cette région hantée, et seulement pour des motifs impérieux.
Les plus anciennes informations sur le caractère maléfique de cette terre remontent à avant la Grande Peste de 1111, lorsque même les skavens évitaient les forêts de Sylvanie par peur des armées de morts vivants qui y rôdaient. On dit que la nuit de Geheimnisnacht de 1111, Morrslieb émit une lueur maléfique et qu'une pluie de météorites tomba sur le pays. Les astrologues et les devins avaient prédit cette catastrophe annonciatrice de sombres présages. Ce fut cette année-là que les premiers morts vivants apparurent en Sylvanie : des corps en putréfaction, marqués des stigmates de la Peste Noire, refusant de reposer dans leurs tombes. Des pères décédés vinrent réclamer leurs enfants, si bien que même les goules s'enfuirent des cimetières et des caveaux où les morts refusaient de se tenir tranquilles.
Bientôt, des nuées de cadavres arpentèrent le pays, ne manquant que d'une volonté pour les guider. Ils la trouvèrent en la personne de Frédéric van Hel, dont le nom fut par la suite déformé en Vanhel, ou Vanhal. Il prit le contrôle des morts et conquit le pays que l'on appela plus tard Sylvanie. Il bâtit sa citadelle à Vanhaldenschlosse, site en ruines qui aujourd'hui encore est soigneusement évité.
Durant la Peste Noire, les skavens tenaient l'Empire vacillant dans leurs griffes et seule leur détermination permit de contenir l'expansion de Vanhal. Les morts vivants et les skavens passaient leur temps à se faire la guerre, ce qui finit par causer la défaite des deux camps. Vanhel fut assassiné par son disciple jaloux Lothar von Diehl, qui lui-même fut chassé de Vanhaldenschlosse par des chevaliers noirs menés semble-t-il par le fantôme de son maître. Après la disparition de von Diehl, les armées de morts vivants errèrent sans but, exterminant les vivants avant de finir mises en pièces par leurs ennemis successifs : les humains, les skavens et les orques.
Il fallut plusieurs siècles à l'Empire pour se remettre complètement de la Peste Noire. La Sylvanie, elle, ne s'en releva jamais vraiment. La population fut réduite à un dixième de ce qu'elle avait été, tandis que les mutations et les maladies y devinrent plus fréquentes que dans n'importe quelle autre province impériale. De plus, après la Grande Peste, les morts de Sylvanie firent preuve d'une fâcheuse tendance à ne pas demeurer dans leurs tombes. Ceci engendra certaines coutumes célèbres de Sylvanie, dont l'une consiste à enterrer les morts face contre terre afin qu'ils se mettent à creuser vers le bas et non vers l'extérieur en cas de réveil.
Dans les années qui suivirent la Grande Peste, la Sylvanie acquit une renommée de moins en moins reluisante. Les paysans du crû devinrent réputés pour leur caractère taciturne confinant à la stupidité. Les terres cultivables, rares et pauvres, donnent les plus faibles récoltes de tout l'Empire, et la famine et les fléaux y sont monnaie courante. Quelques marchands persistent à entretenir le commerce avec cette région, mais il n'y a pas beaucoup d'argent à faire. Seuls les hors la loi les plus résignés se réfugient dans ces bois hantés.
La maison régnante des von Drak avait toujours été génétiquement faible, fainéante et décadente, peu encline à l'accomplissement de son devoir féodal. On dit que c'est la seule famille de la noblesse impériale à ne pas avoir envoyé au moins un de ses fils en croisade contre l'Arabie. Les autres nobles de la région ne valaient guère mieux : beaucoup étaient violents et cruels, passant leur temps à se battre entre eux au mépris de toute autorité supérieure, tandis que les autres n'étaient que des couards sans aucun goût pour la guerre ou les autres tâches de la noblesse.
La Sylvanie sombra alors dans l'opprobre, fuie par les honnêtes gens alors que les êtres les plus démoniaques vaquaient sans entrave à leurs occupations. Elle devint une terre d'asile pour les sorciers et les nécromants de toutes sortes, qui pouvaient ainsi continuer à étudier la
magie noire sans crainte des autorités. Parfois, une sombre rumeur attirait l'attention d'un inquisiteur ou d'un ordre de moines soldats particulièrement virulents qui se décidaient à nettoyer la forêt. Mais la noblesse locale n'éprouvait aucun intérêt pour ce genre de campagne et, bien souvent, son manque de coopération rendait toute tentative de purification totalement
inefficace. Le reste du temps, la lente progression du mal passait complètement inaperçue. Le Grand Théogoniste Jurgen VI appela alors à une grande croisade contre la Sylvanie. Hélas, cela se passait à l'époque des trois empereurs, tous trois prétendants au trône, et l'Empire
était trop fragmenté pour répondre à cet appel. Ainsi les von Drak gardèrent-ils impunément leur suzeraineté négligente sur leur triste contrée.

Vlad von Carstein
L'heure la plus noire de cette période se situa quelques siècles plus tard, lorsque Vlad von Carstein prit le pouvoir en Sylvanie. Les récits sur la façon dont le premier comte vampire prit la tête du pays font froid dans le dos. Cela commença par une terrible nuit de tempête : Otto le Fou, dernier des von Drak, reposait sur son lit de mort, maudissant les dieux de ne pas avoir d'héritier mâle. Il jura qu'il était prêt à marier sa fille Isabella à un démon du Chaos plutôt que de laisser son frère Leopold hériter du royaume. Il avait déjà refusé sa main à tous les nobles de Sylvanie, dont il se méfiait, et aucun aristocrate de l'extérieur ne voulait épouser l’héritière de cette province maudite.
Otto était un homme cruel, enclin à empaler la tête d'un paysan sur une pique au moindre prétexte, et lorsqu'il était ivre, il était convaincu d'être Sigmar réincarné. Ses vassaux n'avaient aucun respect pour son autorité et faisaient peu de cas de ses ordres. Toute la province était en proie à la guerre civile et, sur son lit de mort, cet homme malfaisant ne se repentait pas et maudissait les dieux pour sa disgrâce.
A l'extérieur, la tempête faisait rage et les éclairs déchiraient les ténèbres. Victor Guttman, le très vieux prêtre de Sigmar, avait été appelé pour confesser le comte mourant. Soudain, au cœur de l'orage, on entendit un bruit inquiétant. Un carrosse s'arrêta devant le château, une puissante main frappa à la porte et une voix arrogante et glaciale demanda audience.
La porte s'ouvrit à toute volée avant même qu'un homme d'arme n'y touche et le visiteur parut. Les chiens cessèrent d'aboyer et allèrent se cacher sous les tables. L'étranger était grand, la mine sombre, l'air fier et le port altier. Nul n'osa l'empêcher de se diriger vers la chambre du comte. L'accent de sa voix était étranger, peut-être de Kislev. Il déclina ses antécédents généalogiques et revendiqua la main de la fille d'Otto. Fixant les yeux froids et étrangement brillants de l'étranger, le comte regretta sans doute son serment hâtif, mais il ne trouva rien à reprocher à cet homme. Le prêtre célébra le mariage avant le décès du vieil homme, devant son lit de mort, puis Otto expira, laissant sa fille à la charge de Vlad von Carstein. Le premier acte du comte fut de jeter le frère d'Otto, Leopold, par la fenêtre de la plus haute tour du château Drakenhof pour mettre un terme à ses protestations.
Vlad semblait au moins aussi excentrique que le vieil Otto. Il ne mangeait jamais en présence des serviteurs et ne sortait jamais le jour. Quant à Viktor Guttman, personne ne le revit jamais. Bientôt, la plupart des vieux serviteurs du château furent congédiés et remplacés par de mystérieux étrangers venus de l'est. Malgré tout, le nouveau comte était moins oppressif que son prédécesseur et le peuple continuait à vaquer à ses occupations, ignorant les étrangers encapuchonnés qui se rendaient souvent au château; les années de règne des von Drak leur avaient appris à ne pas discuter les décisions des seigneurs. Au moins le nouveau comte ne faisait-il pas procéder à des exécutions iniques et ne réclamait aucune taxe exorbitante à ses sujets, comme le faisait trop souvent son prédécesseur.
En outre, personne ne doutait de sa valeur au combat. Lorsque la compagnie de Bernhoff le Boucher investit la ville en réclamant un tribut, le comte coupa le mercenaire en deux alors que la fripouille était un guerrier renommé. Ensuite, il entreprit d'exterminer seul tous les mercenaires de la bande tandis que ses gardes le regardaient faire sans prendre part au massacre. La popularité du comte était désormais assurée, car les lois étaient respectées, les coupables punis et les bandits emprisonnés.
Une rumeur selon laquelle Isabella aurait lentement succombé à une maladie incurable finit un jour par se répandre dans le pays. Les praticiens qui s'étaient occupés d'elle prétendaient que son cœur s'était arrêté de battre et qu'elle avait cessé de vivre. Mais le comte prétendit qu'il n'en était rien et congédia les médecins, affirmant qu'il s'occuperait lui-même de sa femme. Trois jours plus tard, elle apparut à son peuple, à qui elle annonça qu'elle était parfaitement remise. Cela semblait vrai, même si par la suite elle conserva son teint pâle et ne sortit plus de sa chambre que la nuit.
Au début, aucun des nobles de Sylvanie ne prêta beaucoup d'attention au nouveau comte donc ils étaient néanmoins les vassaux. Ils étaient bien trop occupés par leurs propres querelles et rivalités pour écouter les édits de celui qu'ils considéraient comme un usurpateur. Si cela ennuyait Vlad von Carstein, il n'en laissait rien paraître. Il reconstruisait lentement un état qui avait souffert de longs siècles de négligence. Tel un fermier venant d'acquérir un troupeau de bétail, il ne prêtait attention qu'à la façon de s'occuper de ses terres. Il chérissait ses métayers, comme un paysan peut soigner un animal qu'il élève en vue d'un repas de fête. Après les décennies du règne d'Otto le Fou, cette attitude était plutôt bien accueillie. Mais bientôt, des choses inquiétantes commencèrent à arriver.
Des jeunes gens des villages environnants commencèrent à disparaître, et on se mit à signaler des cas de morts vivants. Ce n'étaient au début que de petites bandes qui ne s'en prenaient à aucune des possessions du comte, dévastant uniquement les terres de ceux qui bafouaient son autorité. Les sylvaniens rebelles dont les morts vivants ne venaient pas à bout étaient alors victimes d'étranges accidents.
Le baron Heinz Rothermeyer fut dévoré par les loups. Le baron Pieter Kaplin fut retrouve mort dans sa chambre, les yeux grands ouverts et les cheveux entièrement blancs ; de toute évidence, il était mort de peur. Sa femme devint folle et mourut peu de temps après. Le seigneur brigand Boris Takenit fut retrouvé pendu à un arbre, le corps entièrement vidé de son sang. Seuls ceux qui avaient prêté allégeance au comte Vlad von Carstein semblaient à l'abri de ce genre de mésaventures. Bientôt, les nobles renégats vinrent faire la queue pour prêter serment. En moins d'une dizaine d'années, et apparemment sans le moindre recours à la force, von Carstein s'était assuré sur la Sylvanie, réputée rebelle, un contrôle plus important que certains comtes électeurs sur leur propre province.
Les années passèrent. Plusieurs générations de paysans étaient nées, avaient vécu et étaient mortes au pied de Drakenhof. Mais Vlad et Isabella continuaient à régner, insensibles à l'empreinte du temps. Au début, très peu prêtèrent attention à leur longévité exceptionnelle. La vie des paysans était courte, brutale et pénible, et les nobles avaient toujours vécu plus vieux. Mais lorsqu'un jour, la plus vieille femme de Drakenhof clama que sa grand-mère n'était qu'une petite fille lorsque Vlad von Carstein était arrivé, même les fermiers les plus obtus finirent par comprendre qu'il y avait quelque chose de louche.
De plus en plus de répurgateurs arrivèrent en Sylvanie. Ceux qui enquêtaient sur les von Carstein avaient tendance à disparaître, mais le pire était à venir. Bientôt, tous les châteaux furent habités par des noctambules sans âge. Le nombre de disparitions s'accrut, alors que les temples de Sigmar étaient fermés. Des guetteurs furent postés aux frontières et rares étaient ceux qui obtenaient le droit de passer. Plus que tout autre état de l'Empire, la Sylvanie se coupa du reste du monde.
A la Geheimnisnacht de l'année 2010 après la naissance de Sigmar, la terrible vérité au sujet de Vlad von Carstein fut révélée, lorsqu'il se tint sur les remparts de la forteresse de Drakenhof et entonna une incantation issue de l'un des « Neufs Livres de Nagash ». A travers tout le pays, les morts se levèrent; les squelettes s'extirpaient du sol de Sylvanie, les zombies quittaient leurs cryptes et les goules accouraient au service de leur nouveau maître. Von Carstein avait jeté le gant aux trois empereurs : les guerres des comtes vampires venaient de commencer.
Les armées de Sylvanie se dirigèrent vers Talabheim, capitale d'Ottilia, prétendante au trône impérial. L'année de morts vivants était immense. Les vampires de Sylvanie menaient des hordes de squelettes et de zombies, tandis que les paysans enrôlés marchaient aux côtés de leurs seigneurs, comme ils l'auraient fait pour n'importe quel suzerain. Ces dégénérés étaient accompagnés de goules, de revenants et de créatures encore plus épouvantables. A la bataille du gué d'Essen, ils écrasèrent l'armée d'Ottilia. Avant la bataille, von Carstein avait promis aux humains la clémence s'ils se rendaient et aucune pitié s'ils résistaient. Il n'avait qu'une parole, et ses serviteurs exécutèrent tous les prisonniers avant qu'il ne réanime leurs cadavres.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://warhammer-encyclo.forumpro.fr
freedom
Engra-morte-épée.
avatar

Nombre de messages : 545
Localisation : Aux portes de Praag
Date d'inscription : 20/10/2005

MessageSujet: Re: Vampires bis   Ven 11 Nov à 14:24

En regardant ses hommes se faire massacrer, Hans Schliffen, le général des armées d'Ottilia, perdit la raison et céda à une rage incontrôlable. Echappant à ses geôliers, il se saisit de l'épée du comte et lui trancha la tête, avant d'être démembré par ses sénateurs.
Les vampires se querellèrent pour savoir qui allait prendre la succession de Vlad, et Hermann Posner l'emporta sur les autres. Au cours de la nuit qui suivit, alors qu'il caracolait à la tête des armées de morts vivants, von Carstein revint. Posner eut beau prétendre qu'il s'agissait d'une ruse, von Carstein l'abattit d'un coup d'épée. Ce n'était pas la première fois que le comte immortel revenait d'entre les morts.
A la bataille de Schwarthafen, Vlad fut abattu par Jerek Kruger, maître des chevaliers du Loup Blanc, et son armée mise en déroute par le comte électeur de Middenheim. Moins d'un an après, Vlad menait une autre armée et le corps de Kruger fut retrouvé exsangue au pied de la tour de Middenheim. A la bataille de Bluthof, il tomba, percé de cinq lances et le Croc Runique du comte d'Ostland au travers du cœur. Trois jours plus tard, il ordonnait la crucifixion de prisonniers devant les portes de la ville. Au pont de Bogenhafen, un boulet de canon le décapita; dans l'heure qui suivit, les servants du canon étaient tués et le village incendié. Les impériaux étaient terrorisés par cet ennemi qui semblait invincible.
Au cours de l'hiver 2051, les sylvaniens assiégèrent Altdorf. La cité avait été entourée d'un fossé garni de pieux effilés et le cours du Reik avait été détourné afin de se déverser dans les douves pour y créer un fort courant. Néanmoins, aucune défense ne fut efficace. Les crânes hurlants expédiés par des catapultes faites en os humains terrifièrent les citoyens. Des machines de sièges avançaient, actionnées par la magie noire, et des charognards planaient lentement au-dessus de la ville. Von Carstein donna alors son ultimatum habituel : ouvrir les portes et le servir de son vivant, ou lui résister et le servir dans la mort.
Toute la population, y compris Ludwig, le prétendant au trône, voulait se rendre, mais Wilhelm III, le Grand Théogoniste, s'y opposa. Il se retira dans le Grand Temple de Sigmar et, après trois jours de jeûne et de prière, en émergea en prétendant que Sigmar lui avait révélé comment sauver l'Empire. Il affirmait connaître à présent la source de l'immortalité de von Carstein.
Ce jour-là, il envoya un de ses agents dans le campement du comte vampire. Son nom était Félix Mann et il était le plus grand voleur de son époque. On lui avait promis l'amnistie et un charme du Grand Théogoniste assurait sa protection. Sa mission était de voler l'anneau du comte. Par ruse, Mann parvint à s'infiltrer au cœur du camp adverse. La peur au ventre, il pénétra dans le pavillon en soie noire dans lequel les aristocrates morts vivants se reposaient dans leurs cercueils. Leur confiance était telle qu'il n'y avait aucun garde, aussi Mann parvint-il à ôter l'anneau du doigt du comte avant de s'enfuir. Mais il ne revint pas et nul ne sait ce qu'il advint de lui et de l'anneau des Carstein.
Lorsqu'il se réveilla, von Carstein entra dans une colère démentielle et ordonna l'attaque de la cité. Les morts se mirent en marche, les grandes tours de siège en os partant à l'assaut des remparts d'Altdorf. Les hallebardiers repoussaient les échelles de siège et les zombies tombaient par dizaine, se démembrant en percutant le sol. Squelettes et fantassins se battaient farouchement sur les murailles, tandis que les héros impériaux, équipés d'armes magiques formidables, taillaient en pièces les vampires avant de se faire massacrer.
Au cœur de la mêlée, loin au-dessus de la cité, le Grand Théogoniste affrontait le comte vampire. Ce combat était d'une intensité terrifiante : les deux combattants échangeaient des coups d'une violence inouïe, pleins de haine et de fureur. Après une heure de combat ininterrompu, Vlad commença à prendre le dessus. Se sentant en danger, Wilhelm chargea son ennemi et le poussa par-dessus les remparts. Les deux guerriers tombèrent ensembles, soudés en une étreinte fatale. Vlad atterrit le premier et s'empala sur un épieu de bois, et Wilhelm lui tomba dessus, l'empalant encore plus profondément et parachevant sa mort. Le comte succomba dans un dernier cri de rage, car la perte de son anneau magique l'avait enfin rendu mortel.
Avec la mort de von Carstein, les sylvaniens durent battre en retraite. Plus de la moitié des vampires étaient morts, mais les pertes infligées aux habitants d'Altdorf étaient telles qu'aucune poursuite n'était à craindre. Le Grand Théogoniste Wilhelm fut enseveli dans les murs du temple de Sigmar et, aujourd'hui encore, les hommes lui adressent des prières lorsque les morts vivants menacent le pays. Dans un coffret d'ébène cerclé de fer, découvert dans les restes du pavillon des vampires, on trouva une copie des « Neufs Livres de Nagash » ainsi que l'indicible « Liber Mortis ». Les ouvrages maudits furent rapidement mis sous clef dans le temple de Sigmar. La dernière victime des combats fut Isabella von Carstein qui, incapable d'affronter l'éternité sans son époux, s'empala sur un pieu et s'évanouit en poussière devant les yeux de Ludwig et de ses gardes du corps.
Le prétendant au trône aurait voulu mener la poursuite des comtes vampires jusqu'en Sylvanie, mais les armées des deux autres comtes électeurs se liguèrent contre lui, craignant qu'il n'exploite sa récente popularité acquise en tant que sauveur d'Altdorf. Ainsi, les seigneurs maléfiques de Sylvanie obtinrent-ils un répit salutaire pour recouvrer leurs force.

Konrad von Carstein
Parmi les vampires, les contestations pour savoir qui serait l’héritier de Vlad von Carstein ne tardèrent pas à voir le jour. Cinq survivants prétendaient au titre : Fritz, Hans, Pieter, Konrad et Mannfred. Tous pouvaient revendiquer la succession de Vlad, car tous avaient reçu de lui le Baiser de Sang. Une féroce lutte d'influence s'engagea alors pour savoir qui serait le nouveau comte. Tout cela entraîna de violents incidents. Fritz mourut en assiégeant Middenheim ; Hans fut tué par Konrad au cours d'une querelle qui avait pour but de déterminer lequel des deux était le plus fort; Pieter fut capturé dans son cercueil par le chasseur de vampires Helmut van Hel, un lointain descendant du célèbre Vanhel qui cherchait à racheter les crimes de son ancêtre; quant à Mannfred, son histoire est relatée plus loin.
Konrad von Carstein était fou, même selon les critères pervertis des vampires. Même lorsqu'il faisait encore partie des vivants, il avait la réputation d'être un boucher sanguinaire, sadique et sans pitié. Un jour, par pur plaisir de voir souffrir, il avait ordonné d'utiliser tous les chats de son domaine comme cibles pour l'entraînement de ses arbalétriers. En au moins deux occasions, il avait fait brûler des villages de paysans simplement parce qu'il n'en avait pas aimé l'odeur. Il avait fait passer sa propre mère en jugement pour lui avoir donné naissance sans son consentement et l'avait condamnée à être emmurée vivante dans sa tour. Et le fait d'accéder à l'immortalité en pénétrant dans le monde sinistre de la non-vie n'avait rien fait pour arranger sa santé mentale. Son règne de terreur dura pendant presque un siècle et ses exactions furent si abominables qu'aujourd'hui encore, son nom est utilisé pour effrayer les enfants.
Etant presque totalement dépourvu d'aptitudes pour la nécromancie, il emprisonnait tous les sorciers sur lesquels il pouvait mettre la main et les obligeait à accomplir ses volontés. Bientôt, il fut à la tête d'une grande armée qui mit l'Empire à feu et à sang. Là où Vlad offrait à ses ennemis le choix entre la vie et la mort, Konrad offrait le choix entre une mort rapide et un trépas lent et douloureux. Alors que Vlad von Carstein considérait les humains comme du bétail qu'il fallait entretenir, Konrad voyait l'humanité avec l'œil du chasseur sanguinaire qui regarde une harde de chevreuils.
Konrad était si malfaisant qu'il obligea les trois prétendants au trône impérial à se liguer contre lui à deux reprises. La première fois fut à la bataille des quatre armées, une boucherie stérile qui eut lieu en 2100 à Middenheim. Cette date fut plus célèbre pour ses trahisons que pour ses faits d'armes : Lutwik, fils de Ludwig, et Ottilia de Talabecland se firent mutuellement assassiner en pleine bataille. La seule chose qui empêcha Helmut de Marienbourg de devenir Empereur fut d'être tué par Konrad. Même Helmar, le fils d'Helmut, refusa de revendiquer le trône de son père lorsqu'il s'aperçut que ce dernier était devenu un zombie aux ordres de Konrad. La seconde occasion fut la bataille de la Lande Lugubre, en 2121, où une alliance de nains et d'humains finit par vaincre Konrad. Le nain Grufbad
maintint Konrad à terre, pendant qu'Helmar empalait l'assassin de son père avec son Croc Runique.

Mannfred von Carstein
Le dernier et le plus redoutable des comtes vampires fut Mannfred, un individu intelligent, subtil et retors dont certains disent qu'il était éveillé lorsque Vlad se fit voler son anneau, et qu'il avait jeté un sort aux sentinelles pour qu'elles ne remarquent rien. Pendant que Konrad dévastait l’Empire, Mannfred restait en retrait et étudiait la nécromancie. On raconte qu’il voyagea jusqu'en Terre des Morts à la recherche des secrets de la non-vie, puis retourna dans son château de Drakenhof avec un bagage nécromantique hors du commun. Et il attendit son heure... Après la mort de Konrad, il devint le maître incontesté des armées de Sylvanie mais, pendant près de dix ans, il ne fit rien, laissant les différents prétendants au trône impérial croire que la menace sylvanienne était éliminée. Aussi retournèrent-ils à leurs querelles de pouvoir, avec la rapidité qui caractérise les hommes en ce domaine.
Une fois l'Empire de nouveau déchiré par la guerre Mannfred pensa qu'il était temps de frapper. Ses légions de morts vivants traversèrent les frontières de Sylvanie au cœur de l'hiver, sous la neige, en direction d'Altdorf. Ce fut la célèbre guerre de l'hiver 2132, où Mannfred vint à bout de plusieurs armées impériales hâtivement levées pour tenter de lui barrer la route. Ses victoires se succédèrent et la rumeur de l'arrivée vampire suffisait à faire fuir les paysans, quitte à mourir de froid dans la neige. Son armée atteignit Altdorf vers la fin de l'hiver et trouva les remparts sans défenseurs.
Un sentiment de triomphe envahit alors Mannfred. Il se voyait déjà prendre possession de la plus grande cité impériale, lorsque le Grand Théogoniste Kurt III apparut sur les remparts et commença à invoquer le grand rituel d'exorcisme du « Liber Mortis ». Voyant ses serviteurs s'écrouler, le comte ordonna la retraite. Bien qu'il fût probablement le plus puissant des comtes vampires, ses ennemis semblaient à présent prêts à affronter la menace des armées de la non-vie.
Mannfred et sa horde descendirent le Reik en direction de Marienburg. Il avait l'intention d'assiéger la ville et le port, mais ses plans furent contrecarrés par l'armée de Marienburg et une compagnie de hauts elfes qui venaient d'y installer une colonie commerciale. Parmi les elfes se trouvait le haut mage Finreir, dont les pouvoirs firent pencher la balance au détriment des armées de Mannfred au moment crucial. Ce dernier se prépara alors à un très long siège, lorsque ses éclaireurs lui signalèrent qu'une armée venant d'Altdorf se rapprochait rapidement. Mannfred dut abandonner le siège et fuir à travers tout l'Empire. Commença alors un jeu du chat et de la souris, aucun des deux camps ne sachant avec certitude qui était le chat. L'armée de Mannfred se faisait tailler en pièces par les armées des différentes provinces, mais récupérait ses effectifs après chaque victoire.
Mannfred fut finalement repoussé jusqu'en Sylvanie. Déterminés à ne pas réitérer l'erreur d'autrefois, les nobles de l'Empire conclurent une trêve et commencèrent à pacifier les forêts sylvaniennes les unes après les autres, tâche auquel le peuple nain prit une part active. A présent unis, les citoyens de l'Empire étaient enfin en mesure de traquer leur ennemi. Mannfred fut contraint de livrer bataille à Hel Fenn, où il fut abattu par le Comte de Stirland en tentant de fuir sur son char. Son corps se perdit à la lisière des grands marais et ne fut jamais retrouvé. Pour son exploit, Martin, Comte de Stirland, réclama toute la Sylvanie et l'ajouta à son domaine. Nul ne voulant réellement de ce pays lugubre, personne ne contesta ses prétentions. Ainsi prit fin la menace des comtes vampires, ou du moins c'est ce que l'on crût à l'époque.
Mannfred était de loin le plus vieux des comtes vampires et les rumeurs persistantes affirment qu'il serait en fait toujours en vie, prêt à prendre sa revanche. Le poète Félix Jaeger prétend l'avoir affronté en compagnie du nain Gotrek Gurnisson vers la fin de l'année 2503. Cependant, Jaeger étant un criminel et un agitateur notoire, dont les récits sont souvent extravagants, il n'est pas étonnant que les érudits n'aient pas tenu compte de ses propos. Il est peu probable qu'un vampire de la trempe de Mannfred von Carstein ait été mis en fuite par
un nain paria, comme l'affirme Jaeger. Son histoire est sans aucun doute mensongère et ne saurait être prise pour argent comptant. Nous nous contenterons donc des faits connus de la vie de Mannfred von Carstein. Jusqu'à preuve du contraire, ce monstre de sinistre mémoire, le dernier comte vampire, est mort à la bataille de Hel Fenn. Puisse-t-il reposer pour longtemps.

Informations tirées de « Warhammer armées Comtes Vampires » (Games Workshop)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://warhammer-encyclo.forumpro.fr
 
Vampires bis
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [ZEN] MonoB Vampires Aggro
» [WhB][3000][am] Rois des Tombes vs Comtes Vampires
» [MBS] Vampires B-r
» Rapport de bataille Elfes sylvains / Comtes vampires
» comtes vampires

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
une encyclopédie sur le jdr warhammer :: Appendice des scénarii et des suppléments officiels ou non. :: U-V-
Sauter vers: