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 elfes, La psychologie des ....

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freedom
Engra-morte-épée.
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MessageSujet: elfes, La psychologie des ....   Lun 24 Oct à 12:13

La psychologie des elfes
Les Elfes sont des êtres rares et merveilleux qui vivent au cœur des forêts et qui ne font que d'exceptionnelles apparitions dans la société humaine. Aussi, qu'est-ce qu'un aventurier elfe ? D'abord, un exilé coupé de son propre peuple. Parfois, il a lui-même choisi cet exil. Il est alors possible que son retour dans les vertes profondeurs soit bien accueilli (à condition qu'il se soit débarrassé de ses grossiers amis d'autres races), mais pendant tout le temps qu'il passe au milieu des Humains, il n'a aucune famille, aucun ami d'enfance (sauf si l'un d'eux partage son exil avec lui) et aucun contact avec la société dans laquelle il a grandi. Pour un Humain, cela pourrait ne pas avoir l'air d'une grande perte, et rares sont ceux capables d'imaginer ce que cela signifie pour un Elfe.
La longévité de la race constitue le facteur le plus important de la psychologie elfique. Avec une espérance de vie de plus de deux cents ans, ses représentants ont l'occasion de faire beaucoup d'expériences. Aussi leur manière de considérer l'existence est-elle totalement différente de celle des autres races. Un Elfe "jeune", qui se lance à la découverte du monde à l'équivalent de l'adoles¬cence, est en moyenne âgé de 65 ans.
Ce ne sont pas des êtres dépourvus d'intelligence. En fait, sur bien des points, ils figurent même parmi les plus intelligents du monde. Ils doivent certainement se servir de leur capacité à apprendre. Mais apprendre quoi ? Il faut tenir compte d'un élément important de leur éducation ; l'accent n'est pas mis sur la seule assimilation de faits, mais sur la meilleure manière de se servir de leur esprit. Cet apprentissage soigneux explique leur intelligence et leur sang-froid incroyables, que les races "inférieures" interprètent souvent comme une absence d'émotions.
Une fois que leur esprit est convenablement formé, les Elfes apprennent à parler correctement leur propre langage. Celui-ci est extrêmement complexe. Peu d'Humains le parlent couramment et il s'agit alors d'érudits qui ont consacré leur vie à cette tâche. Ce que la plupart des races pensent être de l'elfique est, en réalité, du petit nègre, un babillage employé par ceux qui vivent moins longtemps et par les jeunes Elfes.
Les arts elfiques sont comme les goûts que l'on finit par acquérir : peu de non-elfes parviennent à les comprendre, et aucun ne peut vraiment les apprécier. Imaginez l'effet que peut avoir une espérance de vie de 200 ans sur les arts. Ils s'approchent des créations enchevêtrées et hautement stylisées des sociétés traditionnelles chinoise et japonaise, par les accumulations de sens cachés à découvrir pendant la contemplation de l'œuvre. Une plongée dans la société humaine équivaut alors à renoncer à sa loge de l'opéra de Covent Garden dans un pays où la seule distraction est un jeu télévisé bas de gamme et abrutissant.
Une partie essentielle de leur éducation consiste à apprendre à contrôler leurs rêves. Après avoir acquis cette discipline, les Elfes ne dorment jamais vraiment, mais, comme tout le monde, doivent accorder à leur corps des temps de repos. Comme ils n'ont pour cela besoin que de s'asseoir confortablement, ils font de très bonnes sentinelles. Toutefois, une nuit sur trois (quand ce n'est pas plus souvent), ils doivent "rêver" pendant huit heures, ils réalisent alors un examen subconscient de la période écoulée depuis le dernier "rêve", ils sont plongés dans un état de transe si profond qu'il est impossible de les en tirer, même en cas d'attaque de leur camp ou de leur propre personne.
Cette transe leur permet d'étudier leur mémoire à court terme, un peu comme les Humains le font inconsciemment dans leur som¬meil, et de rejeter tout ce dont ils ne veulent pas se souvenir. Les éléments rejetés sont alors complètement oubliés. Un Elfe peut littéralement ne pas se rappeler la composition du thé qu'il a pris la veille ou s'il pleuvait.
Les Elfes profitent aussi de cette occasion pour revoir leur mémoire à long terme et la nettoyer de la même manière, lis oublient ainsi des choses qui paraissaient importantes à l'époque, mais qui se sont avérées sans intérêt. La date prévue d'une rencontre peut être enregistrée jusqu'à ce qu'elle ait eu lieu, le souvenir d'avoir fait la connaissance de quelqu'un peut être gardé tant que l'Elfe pense avoir de bonnes chances de le retrouver. Seuls les éléments vraiment essentiels sont conservés. Les événements pour lesquels les Elfes ont quitté leur foyer — les grandes aventures contre les Forces du Chaos — sont soigneusement rangés entre une grande récitation d'un poème classique et le nom de leur mère.
Ce "nettoyage" de la mémoire, ou Bran Wa Shin est rendu nécessaire par la structure eidétique de leur mémoire (un résultat de leur éducation). Leur cerveau ne contenant pas assez "d'espace" pour stocker les souvenirs complets de plusieurs décennies d'existence, il leur faut se débarrasser du superflu.
Un des effets secondaires du développement du Bran Wa Shin est l'attitude "frivole" caractéristique des Elfes. Sachant que les événements de la journée seront rapidement oubliés, ils ne craignent pas l'embarras ou les mauvais souvenirs et ils profitent de la vie au maximum, saisissant la moindre occasion de s'amuser. Si le résultat est plus décevant qu'escompté, il sera effacé. Et s'il est à la hauteur des espérances, ils peuvent recommencer le lendemain. Quand ils sont séparés des leurs, les Elfes ont tendance à devenir un peu démesuré dans leur recherche des distractions, car ils n'ont plus accès aux plaisirs traditionnels (et plus mesurés) des arts.
Le Bran Wa Shin va aussi renforcer leurs phobies, en consolidant les souvenirs importants de leur foyer, qu'ils revoient sans cesse. En dehors des Elfes Aquatiques, tous ont grandi dans des forêts et vécu dans de belles demeures dans les arbres. En dépit d'un esprit soigneusement entraîné, ils sont donc souvent sujets à une claustrophobie bénigne, n'ayant pas l'habitude des lieux étroits et sombres, et à une agoraphobie bénigne, n'ayant jamais connu d'espace ouvert plus vaste qu'une grande clairière. En ruminant constamment les souvenirs de leur passé, les Elfes renforcent leurs schémas comportementaux. Et les situations qui ris¬quent de révéler ces faiblesses les mettent plutôt mal à l'aise.
L'entrée dans un complexe souterrain important, une cité naine par exemple, nécessite du Sang-froid. Pénétrer dans une ouverture plus petite dans le sol (puits de mine, conduit d'égout...) est aussi une gageure pour eux. Si vous parvenez à convaincre un Elfe de se glisser dans un trou minuscule, il doit faire appel à tout son sang-froid pour vaincre ses inquiétudes. Il ne faut d'ailleurs pas oublier que, de son point de vue, tout ce qui mesure moins de 1,5 m dans sa plus petite dimension est minuscule !
La célèbre réaction des Elfes Hauts envers la mer est également le résultat de ces phobies. La vue d'une eau qui s'étend jusqu'à l'horizon a souvent provoqué des comas, dont aucun Elfe n'est sorti intact. Pour cette race, c'est probablement ce qui se rapproche le plus de l'expérience inoubliable. Évidemment, les Elfes Aquatiques ne souffrent pas de la même manière quand ils sont en mer...
Les Elfes ont aussi d'autres phobies, tout comme les Humains, à cause de la nature introspective de leur examen des souvenirs et de leur tendance à oublier les expériences désagréables. Normalement, les gens parviennent à vaincre leurs peurs en les affrontant régulièrement à petites doses, ce qui est rarement le cas chez les Elfes. Chaque exposition, même modeste, à leur phobie est une expérience déplaisante qu'ils se dépêchent généralement d'oublier. Lors de la confrontation suivante, ils repartent à zéro.
Les phobies trouvant souvent leur origine dans de mauvaises expériences infantiles, certains n'hésitent pas à dire que les Elfes devraient être capable d'appliquer le Bran Wa Shin sur ces souvenirs. C'est pour eux un point douloureux car ils en reconnaissent l'exactitude, mais leurs souvenirs d'enfance ne sont pas toujours rangés d'une manière qui permet de les examiner et, si nécessaire, de les effacer, la plupart ayant été acquis avant que l'esprit de l'individu soit correctement formé.
La combinaison de leur recherche extrême du plaisir et de leurs phobies les font passer pour peu fiables. Il arrive souvent qu'un Elfe accepte d'accomplir une tâche et qu'il manque à sa parole. Il peut s'être trouvé dans une situation lui ayant fait peur (ce n'est pas si fréquent, car les Elfes peuvent dominer leurs phobies s'ils font un gros effort). Il peut en avoir été distrait parce qu'il était trop occupé à danser ou à contempler un coucher de soleil, parce qu'il est retourné dans la Forêt, ayant entendu parler d'une nouvelle pièce d'un maître dramaturge, ou parce qu'il participait à une dégustation de vin — toutes ces activités paraîtront triviales à certains, mais pour ceux qui ont 200 ans à vivre, la perspective est différente. Le souvenir de la tâche à accomplir peut même simplement avoir été effacé, considérant celle-ci comme dénuée d'importance ou d'intérêt...
Les aventuriers elfes ont donc parfois un problème de crédibilité. Des gens désireux d'engager une équipe pour une affaire importante pourraient refuser celle qui aurait des Elfes dans ses rangs, préférant perdre du temps pour en trouver une autre que gaspiller de l'argent avec un groupe qui n'est peut-être pas fiable.
Les Elfes n'accordent généralement pas une grande considéra¬tion à la richesse. Dans leur société, on ne se sert pas d'argent et on n'accumule pas les biens. Lorsque l'un d'eux possède un objet de grande beauté, tous les autres ont le droit de venir l'admirer. De même, ils ne se soucient guère de leur intimité : si un Elfe découvre quelque chose sur quelqu'un, il est probable qu'il l'oubliera aussi vite. Il n'existe d'ailleurs presque pas de tabou chez eux, et ils n'ont donc pratiquement rien à cacher.
Les Elfes aiment faire des cadeaux. Lorsque l'un d'eux rend visi¬te à un autre pour admirer un bel objet, il n'est pas rare que l'hôte le lui offre, par exemple s'il l'a en sa possession depuis plusieurs mois et que tous ses amis l'ont examiné plusieurs fois — et assez souvent pour en apprécier toutes les subtilités. S'il veut le revoir, il lui suffit de faire appel à sa mémoire. Et s'il a fait le choix de l'oublier, c'est que l'objet n'était finalement pas si intéressant à ses yeux et qu'il n'aurait pas pris la peine de le contempler à nouveau.
On n'offre pas de cadeaux vraiment beaux aux aventuriers elfes : l'objet pourrait tomber aux mains de leurs amis non-elfes. On considère qu'ils traversent un "stade vulgaire" et qu'ils ne possèdent pas encore le raffinement leur permettant d'apprécier réellement un tel don.
Il arrive souvent que les Elfes consacrent des semaines, voire des mois, de travail à un cadeau qui ne durera que quelques heures ou quelques minutes. Faire pousser un fruit particulier pour que sa forme (en le ligaturant durant sa croissance) et ses couleurs (par une succession complexe de masques pendant la maturation) lui donnent l'apparence du destinataire représente des semaines d'attention. Il peut alors devenir la pièce principale d'une fête au cours de laquelle il est rapidement mangé. La longue période de travail est récompensée, pour celui qui l'offre, par la surprise de celui qui le reçoit.
C'est d'ailleurs la seule raison qui peut amener un Elfe à demander le respect de son intimité, en interdisant, par exemple, l'accès d'une partie de son verger pendant la période de préparation. Les Elfes apprécient les surprises et respectent parfaitement de telles exigences.
N'ayant pas une grande considération pour la richesse proprement dite, les Elfes ont peu de raison de devenir des voleurs. La plupart de ceux qui choisissent cette profession le font par amuse¬ment. Ils recherchent plus la poussée d'adrénaline que les profits.
Les Elfes ne peuvent être vraiment heureux dans la société humaine, dans laquelle ils se sentent incompris. Ils sont aussi des exclus de leur propre monde car leur association avec les "races vulgaires" les porte à adopter cette attitude irréfléchie envers la vie. Bien que beaucoup d'entre eux passent par une courte phase (quelques années) d'aventures durant laquelle ils explorent le reste du monde, ils s'en lassent rapidement et retournent dans l'environnement cultivé de la forêt. Les autres Elfes reconnaissent généralement les signes indiquant qu’un des leurs traverse sa phase « vulgaire » et évitent alors d’être en contact avec lui plus que nécessaire, ce qui rend la douleur de l’exil volontaire d’autant plus « aiguë ».
En résumé, les Elfes sont généreux, frivoles, souvent peu fiables et ils souffrent facilement de phobies légères qui se révèlent généralement aux moments les plus gênants. Ils tendent à être maniaco-dépressifs, à des degrés variables, conséquence de leur séparation de leur peuple.

Informations tirées du "Nouvel Apocryphe"
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