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 Kislev, de tout et de rien

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freedom
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MessageSujet: Kislev, de tout et de rien   Lun 24 Oct à 12:00

Kislev

Le Pays
Kislev est un pays pauvre et aux maigres ressources naturelles. Il peut être divisé en trois régions géographiques : la forêt, les montagnes et la steppe.
La forêt est une extension de la Grande Forêt et de la Forêt des Ombres de L'Empire. Le sol est pauvre et nécessite de profonds labourages ; la forêt est parsemée de fondrières et de marais, avec de nombreux dépôts de sable et d'argile. Les meilleures zones sont situées le long des bassins fluviaux, où le sol est relativement bon et les communications sûres. L'essentiel de la population de Kislev est répartie dans ces bassins, et peu se soucient de vivre dans les profondeurs des forêts.
La région montagneuse, composée de l'extrémité nord des Montagnes-du-Bord-du-Monde est déchiquetée et largement désertée des humains, si ce n'est le trappeur ou l'aventurier occasionnel. Les anciennes cités naines et les complexes sou¬terrains qui gisent au cœur de cet endroit sont réputés être abandonnés ou tenus par des Gobelins ou des clans de Nains dégénérés.
La steppe est la région qui borde l'est des Montagnes-du-Bord-du-Monde, vaste plaine herbeuse. Le sol est noir et fertile, mais le climat est rude et la saison productive est courte. Les peuples nomades Gospodar étaient originaires de cette région qui n'est maintenant plus habitée que par les Dolgans, tribus apparentées, et de nombreuses races non-humaines, notamment les Gobelins et les Hobgobelins.

Le Climat
Kislev possède des hivers longs, rudes et au froid brutal ; les printemps sont courts, les étés sont courts et chauds, et les automnes froids et humides. L'échelle de température varie de 30° C en été à -20° C en hiver.
Les précipitations se présentent souvent sous la forme de neige durant les rigueurs de l'hiver. Au cœur de l'hiver, la neige se raréfie car il fait trop froid pour que l'atmosphère contienne suffisamment d'eau. A moyenne altitude, la neige tient sur le sol jusqu'à la fin du printemps ; dans les montagnes, de nombreux cols ne sont ouverts que pendant quelques semaines à la fin de l'été et au début de l'automne.
Le reste des pluies tombent durant l'été court et chaud, souvent accompagnées par de vio¬lentes tempêtes tardives, qui couchent les cultures et rendent les routes et les pistes impraticables. Les sécheresses printanières périodiques rendent les choses pires ; la pluie est rare durant la courte saison de croissance, et les chutes d'automne ne peuvent qu'endommager les cultures. Il est un proverbe répandu parmi les fermiers Kislevites : "La pluie de printemps vient en été, ta pluie d'été et la pluie d'automne aussi."

Ressources
Les montagnes sont censées être riches en ressources minières, mais leur exploitation est restée jusqu'à présent irréalisable. Les contacts avec les communautés Naines survivant dans les montagnes sont sporadiques, les transports sont difficiles et les bandes de Gobelinoïdes qui rôdent s'ajoutent aux périls naturels.
Les rivières et les lacs sont des ressources de valeur. La région forestière de l'ouest étant en pente douce, les rivières sont nombreuses, grandes et navigables sur de grandes distances ; elles représentent l'ossature du système de communications. La pêche est la ressource essentielle de maintes communautés éloignées, qui font aussi commerce de fourrure et alimentent les marchés avides du Vieux Monde par les rivières. Dans les temps anciens, ces rivières étaient aussi d'importantes routes commerciales entre le Vieux Monde et l'Est, mais les conditions politiques actuelles rendent le commerce maritime plus économique et plus sûr.

Flore et faune
La flore et la faune des régions forestières et montagneuses sont similaires à celles de L'Empire. Au sud de Kislev, la flore tend à être une forêt mixte, et la faune semblable à celle de la Grande Forêt de L'Empire, avec des cerfs, des élans, des ours et d'autres grands mammifères en abondance. Au nord, et le long des versants des montagnes, la forêt est constituée essentiellement de conifères, et la faune est composée d'animaux producteurs de fourrure ; dans l'extrême nord, de grands troupeaux migrateurs de rennes sont chassés et rassemblés.
Les animaux courants les plus dangereux sont les loups en meutes et les ours bruns. Heureusement, l'ours est solitaire et souvent farouche, quoiqu'un ours blessé ou avec des petits puisse être extrêmement dangereux.
C'est tout autre chose avec les loups de meute, Ils s'attaquent aux animaux domestiques et aux voyageurs imprudents, mais sont aussi domestiqués par les races Gobelinoïdes. Le Grand Loup, plus rare, est assez similaire, mais sa taille et sa force plus importantes en font un ennemi bien plus menaçant.
Les herbes de la steppe nourrissent divers troupeaux d'animaux dont le plus répandu est le bison de plaine. Les nomades Dolgans dépendent presque complètement des bisons ; ils ont domestiqué plusieurs races de grands chiens — qu'ils utilisent pour les troupeaux, la chasse et les razzias — et les solides poneys de plaine, qui sont généralement inférieurs aux chevaux du Vieux Monde, mais mieux adaptés au rude climat de la steppe. Les Gobelins des steppes ont aussi domestiqué le loup de plaine.

Transport et Communications
La bureaucratie a décrété que tous ceux qui voyagent dans Kislev doivent avoir des identifications et des autorisations, mais seuls les membres de la classe paysanne, les dissidents et les membres de factions politiques actuellement en disgrâce ont du mal à obtenir ces papiers.
Les voyages sont vraiment plus sûrs en hiver — la surface des routes est gelée et égalisée par la glace et la neige tassée ; les rivières gelées fournissent d'excellentes pistes pour les traî¬neaux. Les arbres abattus en hiver sont amenés sur les rivières gelées et flottent au fil du courant, lors du dégel printanier.
Les transports à longues distances se prati¬quent surtout par l'excellent système de rivière de Kislev — en bateau l'été, en traîneau l'hiver. Au printemps et en automne, les rivières sont à moitié gelées et les conditions dangereuses réduisent les communications au minimum. Les hivers rigoureux, les étés humides, les grandes fondrières et les marais de l'ouest font que les routes sont fréquemment impraticables pour les trajets sur de longues distances. Il existe une seule route majeure qui relie Kislev à L'Empire, c'est celle qui va de Middenheim à Erengrad à travers la Forêt des Ombres, et les attaques fréquentes des mutants, Gobelins et Hommes-bêtes, en ont fait une route impopulaire.
Dans l'ouest de Kislev, chaque ville dispose d'un réseau de routes et de pistes qui connecte les villages satellites, les communautés fermières et les colonies, mais les rivières restent le moyen de communication le plus pratique et le plus économique sur de longues distances. La plupart des paysans possèdent des bêtes de trait et des charrettes, mais les chevaux de selle sont réservés aux plus riches et à ceux dont la profession l'exige.
En plus des routes, il existe de nombreux chemins et des pistes, moins marqués, entre les colonies ; les bûcherons et les trappeurs suivent des sentes formées par le pas de l'homme et des chevaux qui s'enfoncent dans les profondeurs des bois et au pied des montagnes. De tels voyageurs se déplacent généralement en groupes bien armés.
Dans les steppes, les déplacements se font souvent à dos de poney, bien que certaines tribus Dolgans apprécient de naviguer dans des petits bateaux couverts. Même le plus pauvre des Dolgans possède son poney ; un voyageur à pied est considéré avec le plus profond des mépris.
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freedom
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MessageSujet: Re: Kislev, de tout et de rien   Lun 24 Oct à 12:01

La Toundra
Seuls les plantes et les arbustes les plus rustiques poussent sur cette vaste plaine gelée, le long de la bordure nord de la taïga ; encore plus au nord, les lichens s'accrochant à la face ensoleillée des rochers représentent la seule végétation locale.
La toundra borde les Terres Incultes du Chaos (en fait, il est difficile de dire où finit l'une et où commence l'autre), et l'on peut y rencontrer toutes sortes de créatures et de bandes guerrières du Chaos, et des terrains chao¬tiques.

La Taïga
Cette région de forêts de conifères n'est habitée que par les trappeurs, les aventuriers et les créatures du Chaos. Les tentatives de colonisation ont échoué à cause de la pauvreté du sol et du climat, pour ne pas mentionner les attaques de mutants, d’ Hommes-bêtes et autres, en plus de la dangereuse faune naturelle — loups et ours.
Il y a une demande régulière d'aventuriers dans la taïga ; des chasseurs et des trappeurs peuvent y faire bonne chère s'ils survivent aux dangers, naturels ou non, de la région, et il y a toujours des opportunités de travail comme garde ou mercenaire auprès des comptoirs commerciaux et des marchands de fourrure.
La taïga est proche des terres incultes et c'est un terrain de chasse idéal pour les Répurgateurs et autres individus aux dispositions similaires ; il court des rumeurs de véritables enclaves du Chaos, cachées dans les profondeurs de la forêt — des colonies fortifiées d'où jaillissent des Guerriers du Chaos, des Hommes-bêtes et d'autres atrocités, prêts à piller et à détruire.

Le Translynsk
Un peu au nord du fleuve Lynsk, la limite sud de la taïga laisse place à une forêt mélangée. Différentes colonies se sont installées, qui exploitent le sol plutôt fertile sous un climat assez tolérable. Le commerce des fourrures reste important, et est associé à un bon réseau de transport fluvial ; ces avantages ont permis le développement de certaines colonies, telles que Bolsgarad. Mais la fréquence sans cesse croissante des attaques du Chaos, à partir de la taïga, menace maintenant la sécurité de ces colonies ; la dégradation des garnisons du Translynsk n'arrange en rien la situation.
Certaines des colonies les plus prospères recrutent désormais des mercenaires et d'autres types de guerriers à leur compte, et un groupe d'aventuriers peut être embauché comme recrue ou comme conseiller par ces milices. Certaines forces plus audacieuses sont connues pour avoir organisé des patrouilles de "recherche et destruction" dans la bordure sud de la taïga.
Certaines colonies sont abandonnées ou détruites et on parle de trésors perdus dans tout le Translynsk. Certaines rumeurs peuvent même être fondées. De plus, il existe à Kislev des familles et des organisations financières qui pourraient accepter de payer pour la reconnaissance armée d'une colonie rasée ou abandon¬née, que ce soit pour rechercher des gens ou des objets, ou pour juger de la possibilité de repeupler l'endroit.

La Grande Forêt
C'est une continuation des forêts mélangées de L'Empire ; elle est encore moins cultivable, avec ses nombreuses fondrières et ses marais, son sol encore plus pauvre et une population sauvage encore plus dangereuse. Comme dans L'Empire, des bandes de Gobelinoïdes et d'Hommes-bêtes se terrent ici.
En plus du potentiel de chasse du Chaos, il court de nombreuses rumeurs sur d'anciennes mines Elfes et Naines dissimulées dans la forêt et antérieures à la première occupation humaine de cette région ; les Erudits Humains payeraient sans doute fort cher pour en avoir des plans, des artefacts et autres informations. Des Elfes ou des Nains pourraient avoir leurs propres raisons de rechercher ces anciens sites. Ces rumeurs sont agrémentées de fantômes, démons et autres servants du Chaos, de trésors inestimables, d'explorateurs qui n'en sont jamais revenus, etc.

Le Dobryrion
Cette région, composée depuis longtemps de domaines agricoles et de terres forestières exploitées, abrite l'essentiel de la population de Kislev. Les villes et les villages qui bordent la route reliant Kislev à Praag forment l'ossature de la région et de nombreuses petites colonies s'étendent à l'ouest jusqu'à la limite de L'Empire et, à l'est, jusqu'aux Montagnes-du-Bordt-du-Monde.
Ici, les serviteurs du Chaos doivent agir en secret, mais, comme dans L'Empire, la corruption s'est infiltrée à tous les échelons de la société, et l'on peut y découvrir des traces de sectes secrètes. La nervosité générale, due à l'augmentation des activités du Chaos dans les régions forestières, entraîne une recrudescence constante dans la demande de gardes de caravanes et autres types de mercenaires — les attaques du trafic routier et fluvial sont beaucoup plus fréquentes que par le passé.

Les Collines
Les collines, accidentées et couvertes de forêts, sont relativement peu peuplées le long du Dobryrion, mais complètement inhabitées sur les pentes les plus basses des montagnes. Les quelques colonies sont actuellement en lutte constante contre les Gobelins, dont les razzias ont récemment augmenté. Ceux-ci semblent se déplacer vers l'ouest et quitter les montagnes pour la région des collines, avec la perspective alléchante de futurs raids dans les zones les plus civilisées de Kislev.
La cause de cette migration, et la façon d'y remédier, reste inconnue ; les gouvernements, ou des groupes puissants ayant par exemple des intérêts financiers, peuvent récompenser des informations ou des évaluations.
Les autorités locales sont en train d'organiser des expéditions punitives et de recruter des milices, dans lesquelles des aventuriers de tous genres peuvent trouver un engagement. Les Gobelins se sont approprié des mines et d'an¬ciens sites Nains qui pourront être nettoyés et explorés.

Le Goromadny
Extension nordique des Montagnes-du-Bord-du-Monde, cette zone a été abandonnée par les Nains et occupée par les Gobelinoïdes depuis des siècles. Les migrations Gobelines laissent supposer qu'il s'y passe quelque chose d'important — mais tout le monde se demande quoi.
C'est en étant puissants, bien équipés et bien organisés que des groupes d'aventuriers pourront explorer et enquêter dans cette région, et en revenir en un seul morceau. Dans ce cas, les informations recueillies seront de la plus grande importance pour Kislev, mais aussi pour la sécurité du nord du Vieux Monde. Il est aussi possible de trouver et d'assainir des cités Naines perdues, ou de contacter celles qui ont vécu dans l'isolement depuis des siècles.

Les Colonies des Terres fertiles et les Steppes
Des tentatives pour coloniser cette région fer¬tile des steppes, à l'est des montagnes, n'ont rencontré qu'un succès limité à cause des raids des Dolgans et des Hobgobelins ; de plus il n'y a pas eu de véritable soutien de la part de l'état. Les colonisateurs ne font guère de distinction entre les Humains et les Hobgobelins ; les deux races les attaquent de façon équivalente et les Hobgobelins sont très civilisés, selon les standard Gobelinoïdes.
Du fait des pressions exercées par l'expansion Hobgobeline depuis les Terres Noires et par les colonies Kislevites, les Dolgans accueillent les étrangers avec beaucoup de suspicion. Les coopérations entre les Dolgans et les colonies varient beaucoup selon les personnalités et les comportements, mais il arrive que les deux groupes s'unissent pour lutter contre les Gobelinoïdes.
Dans les temps passés, la grande route commerciale de Cathay passait par les steppes ; de nombreux marchands rêvent de la réouverture de cette route et ceux qui pourraient réaliser cela en retireraient des profits vraiment incalculables. Il serait bien sûr difficile de protéger cette route des raids des Dolgans et des Hobgobelins, mais des traités et de la diplomatie pourraient améliorer la situation, et cela créerait un débouché important pour les gardes de caravanes.
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MessageSujet: Re: Kislev, de tout et de rien   Lun 24 Oct à 12:02

L'Identité Nationale Kislevite
Les Gospodars n'ont jamais eu d'identité culturelle cohérente. Chaque clan était organisé autour de ses chefs et des anciens et leur religion shamaniste n'avait pas d'autorité centrale. Ce n'est qu'en temps de guerre qu'un chef puissant arrivait à unir un groupe de clans — et de façon peu efficace, comme en témoignent les vagues successives de Gospodars chassés des steppes vers les forêts et dans les zones inadaptées à leur culture nomade et liées à l'élevage.
Les Ungols avaient une identité culturelle plus cohérente, mais basée sur les concepts de leur chef de guerre, le Khan. Le Khan avait une autorité absolue sur tous les clans Ungols et il les maintenait avec une poigne de fer et beaucoup d'imagination. Les enfants capricieux sont encore effrayés avec des histoires de pyramides de crânes ou de destructions de villages entiers. Lorsque les hordes Ungoles cessèrent de se déplacer, de piller et de faire la guerre, les chefs de guerre perdirent leur autorité. Les guerriers Ungols se fondirent dans la masse de leurs sujets Gospodars et disparurent.
La culture Nordique Kislevite ne reste présen¬te que dans le nord, le long du Lynsk et particulièrement à Erengrad, où l'aristocratie Nordique garde des liens étroits avec ses parents Norscan, Dans tout Kislev, ses caractéristiques raciales dominent dans les classes militaire et aristocratique ; les Gospodars les considèrent comme une minorité dirigeante modérée, mais nettement distincte.
Trois éléments permettent de rassembler ces différents peuples dans une même nation : le clergé, le Tsar et les menaces extérieures.
Le clergé a joué un grand rôle dans l'union des Gospodars lorsqu'ils s'installèrent dans les régions forestières, des siècles plus tôt. Les conquérants Ungols n'interférèrent que peu avec les activités des prêtres, leur permettant de représenter une source de réconfort et de sécu¬rité pour la classe paysanne. A l'heure actuelle, le Tsar et le Clergé se soutiennent mutuellement et forment le centre politique et l'autorité ecclésiastique du Kislev métropolitain.
Pour tous les peuples nomades Gospodars, le Tsar est l’incarnation nationale du modèle patriarcal de l'autorité familiale. Tel un patriarche, le Tsar est perçu comme l'autorité absolue (en fait le propriétaire) de sa terre et de sa famille, qui sont les terres et la population Kislevites. Le paysan Kislevite, normalement cynique, considère le Tsar d'une façon romantique, comme un protecteur sage, courageux et modéré, et tend à attribuer toutes ses misères quotidiennes à la bureaucratie corrompue et à l'aristocratie arrogante, plutôt qu'à toute erreur du Tsar.
Mais les menaces extérieures ont constitué le plus important facteur de l'union de Kislev en nation, plus que tout autre. Lorsqu'elles font face à un envahisseur étranger, toutes les classes sociales qui sont mutuellement hostiles, toutes les factions politiques se rapprochent pour former une nation cohérente de volonté unique. Cela a une conséquence : les périodes des plus importants développements (national, économique et social) correspondent souvent à des guerres dévastatrices. Le consensus dispa¬raît avec l'envahisseur, et la population garde le goût amer d'une terre dévastée et d'une lente convalescence qui ramènera à une façon de vivre d'avant-guerre.
En comparaison de L'Empire, dont la stabilité sans précédent et la cohérence politique durent depuis deux siècles, Kislev a connu un dévelop¬pement politique, économique et technologique relativement lent, à cause de cette volonté natio¬nale qui ne cesse d'apparaître et de disparaître, associée à la pauvreté agricole inhérente de la partie ouest du pays.

Structure Sociale
L'héritage racial et les classes sociales sont très importants. Les stéréotypes raciaux et sociaux sont très définis ; les Kislevites se considèrent mutuellement dans ces termes :
"Le Gospodar geignard. D'une main il s'agrippe à vous, de l'autre il vous frappe dans le dos."
« Bah, ce n’est qu’un bureaucrate normal. Vous ne pouvez pas vous fier à ce petit intrigant – sauf pour être cupide et paresseux. »
« Un Ungol ? Travailler ? Quand il pourrait le faire faire par sa femme ? Pfff ! »

Les races de Kislev

Les Gospodars
Tout au long de leur histoire, les Gospodars ont été déplacés, dispersés, asservis et méprisés par des peuples plus agressifs ; ils se considèrent comme des victimes ou des partenaires indésirables de la société, et la minorité aristocratique Nordique comme des brutes riches. Traditionnellement, ils répondent à l'oppression par la résistance passive ou la fuite. Connus pour leur paresse et leur malhonnêteté, ils répondent à toute forme d'autorité par de la méfiance et du cynisme que masque une coopération rétive. La ruse et la fourberie sont des armes très prisées, quel que soit le problème affronté.
Les Gospodars se considèrent comme de rudes réalistes ; ils considèrent les principes et les idées comme des caprices d'enfants. Quelques maximes gospodariennes illustrent bien cette mentalité :
« Les larmes d'autrui ne sont jamais que de l'eau. »
« N'ayez pas peur des démons, c'est votre voisin qu'il faut craindre. »
« Un homme honnête, tout comme un idiot, est une menace pour ses amis. »
« Battez vos gens et les autres vous craindront. »
En ce qui concerne la religion, les Gospodars sont profondément sceptiques, mais très superstitieux et ils craignent la sorcellerie. Ils observent une multitude de rituels pour apaiser les esprits multiples et les entités surnaturelles du monde normal, tout en assistant régulièrement, mais hypocritement, aux services des temples et en marmonnant des platitudes au commande¬ment des prêtres.
Les Gospodars comprennent l'essentiel de la classe paysanne et des classes inférieures urbaines. Parfois, des individus parviennent à accéder à la classe bureaucratique, où leur personnalité culturelle peut pleinement s'exprimer dans l'agressivité passive, revêche et dépourvue de coopération des bureaucrates. D'autres entrent parfois dans les ordres cléricaux, en exploitant leurs aptitudes pour les intrigues poli¬tiques et l'hypocrisie.
Leur taille avoisine généralement 1,50 -1,65 m, quelques-uns peuvent atteindre 1,80 m. Leur corpulence est très variable, de fluette à forte, leurs cheveux tirent généralement sur le noir ou le brun et leur système pileux facial est assez réduit. Dans les cités, la plupart parle l'Occidental avec de légers ajouts de dialecte Gospodar ; dans les provinces, le dialecte est plus répandu et il est difficile à suivre pour ceux qui ne sont pas Kislevites (et bien sûr pour ceux qui ne sont pas Gospodars).

Les Ungols
Bien que les hordes Ungoles aient autrefois régné sur une part importante du monde, les Kislevites modernes n'accordent que peu de respect à leurs descendants. Les vertus des guerriers Ungols n'ont pas un grand rôle à jouer dans la société Kislevite actuelle.
L'héritage Ungol aurait dû être un avantage dans la classe militaire, en particulier dans la cavalerie, mais, même là, les avantages tradi¬tionnels des cavaliers Ungols — une grande mobilité, des archers excellents, des tactiques subtiles et non conventionnelles — ont été abandonnés au profit d'une cavalerie lourde de groupe, d'usage plus prosaïque. Les descendants des Ungols sont souvent des trappeurs, des commerçants ou d'autres aventuriers indépendants qui sont réputés pour leur résistance, leur indépendance et leur nature impitoyable, éléments indispensables à la survie dans la nature sauvage.
Dans tous les cas, les Ungols forment la couche la plus basse des classes sociales dont ils peuvent faire partie. On les trouve à tous les niveaux (mais rarement parmi les aristocrates), parfois à des postes de commandement ; ils peuvent se distinguer par des exploits héroïques ou par leur diligence dans l'armée ou la bureaucratie. Ce sont eux qui obtiennent les meilleurs résultats lors de tractations avec les nomades
En ce qui concerne la religion, les Ungols sont plutôt superstitieux, mais irréligieux. Ils partagent le respect du surnaturel avec les Gospodars, mais pour les cultes d'état tels que ceux d'Ulric, de Taal et de Rhya, ils ne font pratiquement pas semblant de montrer de la piété.
Leur taille est assez semblable à celle des Gospodars, entre 1,50 m et 1,65 m, leurs cheveux sont noirs ou bruns. Ils sont souvent maigres et nerveux ; leur teint est plus mat et, lorsqu'ils portent des moustaches ou des barbes, celles-ci sont plutôt longues et effilées. Leurs traditions et leur culture ont été mieux maintenues que par les Gospodars et les Nor¬diques et ils possèdent leur propre version du dialecte Occidental Gospodar. Ce dialecte est parlé avec un fort nasillement typique de l'Est, et le vocabulaire additionnel est très étendu, en particulier pour les chevaux et les combats à cheval.

Les Nordiques
L'aristocratie dirigeante traditionnelle de Kislev est d'origine Nordique. Bien que minoritaire, le peuple guerrier Nordique a régné sur les Gospodars et les Ungols depuis 1500 dans le nord et sur tout Kislev depuis le règne de Igor le Terrible, quatre siècles plus tôt.
Dans les deux derniers siècles, la bureaucratie et le clergé ont été occasionnellement contrôlés par les Gospodars, ce qui a provoqué de terribles tensions.
Le reste du Vieux Monde pense généralement à la classe militaire Nordique quand on évoque les courageux guerriers Kislevites. Bien sûr, ils font partie des troupes Humaines les plus impressionnantes dans le Vieux Monde. En fait, ils ne représentent qu'une faible part des armées de Kislev, et ils servent souvent en tant qu'officiers ou dans les unités d'élite d'infanterie moyenne bien armurées et superbement entraînées.
Les Kislevites Nordiques sont généralement sûrs d'eux et méprisants envers les autres groupes raciaux, indigènes ou étrangers, ne considérant que leurs parents Norscans comme leurs égaux. Ils n'ont de respect que pour deux manifestations sociales : d'abord, la richesse et le commandement, puis les prouesses guerrières telles qu'elles sont personnifiées dans le berserker Nordique.
Du même coup, ils tolèrent de nombreux comportements anti-sociaux — ivrognerie, inso¬lence, accès de morosité et d'enthousiasme maniaco-dépressif — s'ils sont équilibrés par les vertus qu'ils respectent. Malheur au paysan ou à l'étranger qui essaie de rouler un berserker lorsqu'il est gris.
Les Kislevites Nordiques sont généralement plus grands et plus corpulents que les Gospodars ou les Ungols ; leurs cheveux, généralement blonds ou roux, sont portés longs et presque tous les mâles arborent des barbes longues et fournies.
La plupart parle à la fois les dialectes Gospodar et Nordique de l'Occidental ; le Nordique est considéré comme étant le dialecte aristocratique et les membres de cette classe accentueront souvent leur accent pour rappeler aux autres natifs et aux étrangers quelle est leur place dans la société.

Les Dolgans
Les peuples Dolgans sont composés des clans barbares qui vivent dans les Colonies des Terres Fertiles.
La culture Dolgan des steppes est centrée sur les troupeaux et les chevaux. Les éleveurs se consacrent essentiellement à la préservation du cheptel et à l'approvisionnement de la tribu — une activité respectable mais sans gloire.
L'élite aristocratique des Dolgans est compo¬sée par les guerriers équestres. Ils n'ont pas d'autres responsabilités matérielles que d'aider à maintenir la formation des troupeaux lorsque ceux-ci se déplacent. Ils se préoccupent principalement de maintenir leur condition en combat, afin de protéger la tribu de ses agresseurs et d'obtenir de bons résultats lors des tournois organisés pendant les camps d'été des clans.
Ces guerriers mesurent normalement plus de 1,80 m, mais la moyenne normale varie entre 1,65 m et 1,80 m. Ils sont assez bruyants, vantards, arrogants et exaspérants de joie — de vrais gamins brutaux et capricieux.
Les Dolgans sont peu présents dans l'ouest du Goromadny. Ils ne s'intéressent que peu au Kislev occidental, qui d'ailleurs le leur rend bien. Il existe cependant une exception, c'est le lichnostyob Dolgan (ce qui pourrait se traduire par "rustre superflu" ou "adolescent maniaco-homicidaire picaresque"), un cavalier qui est ou trop violent ou trop joyeux pour que la tribu s'en accommode. De tels guerriers sont expulsés de la tribu afin de mener une vie d'aventures héroïques ailleurs ; il leur arrive de semer la pagaille à travers l'ouest de Kislev. Ils peuvent être utiles en tant que mercenaires et aventuriers, mais généralement, ils créent plus de problèmes qu'ils n'en résolvent.
Le langage Dolgan est différent de l'Occidental, mais partage quelques similitudes avec le dialecte Ungol.
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MessageSujet: Re: Kislev, de tout et de rien   Lun 24 Oct à 12:02

Les Classes Sociales

L'aristocratie
Elle est de prédominance Nordique à l’exception de quelques familles de militaires ou de dirigeants Ungols datant de la période de domination Ungole.
L'aristocratie de Kislev est en plein déclin. L'influence de la bureaucratie et du clergé sur le Tsar se développe ; les familles aristocratiques ont commencé à perdre leurs possessions territoriales héréditaires au profit du gouvernement en cours de développement et des courtiers du pouvoir cléricaux. Ils gardent un grand prestige et peuvent toujours regarder de haut tous ces nouveaux riches des autres classes.
La richesse de l'aristocratie dans l'agriculture de Kislev réside dans l'importance de ses pro¬priétés. Que ce soit en ville ou dans la campagne, c'est l'aristocratie qui possède la terre et qui dirige les vies des fermiers, rnanouvriers, artisans et marchands qui officient sur ses domaines. Les propriétés du Tsar sont administrées par des Bureaucrates Impériaux, une classe de domestiques civils qui singe les privilèges et la culture de l'aristocratie, mais qui est méprisée par les vieilles familles Nordiques.

Les Militaires
L'armée était autrefois un privilège aristocratique, l'armée d'un gentilhomme pouvant être occasionnellement renforcée par une milice paysanne. Dans l'armée moderne, l'importance de l'infanterie augmente régulièrement et les fils des classes bureaucratique et paysanne y sont admis. Les aristocrates Nordiques prédominent encore parmi les officiers, dans la cavalerie lourde et dans l'infanterie lourde d'élite, alors que les Ungols et les Gospodars forment la piétaille.
II existe encore des unités d'élite d'archers à cheval Ungols, mais elles sont plutôt ornementales, car le type de manœuvres auxquelles elles sont destinées — attaque éclair, escarmouche audacieuse et manœuvre élaborée — ont été remplacées par des assauts massifs, brutaux et désorganisés dans des terrains boisés difficiles.
Depuis l’incursion du Chaos en 2302, Kislev a vu se développer différents ordres religieux-militaires dédiés à l’éradication du Chaos.
L'Ordre du Loup Blanc s'est répandu depuis L'Empire dans Kislev, où il est reconnu comme une branche de l'élite des Templiers d'Ulric. Les Templiers du Loup Blanc, à peine moins féroces à Kislev, sont généralement des bandes de berserkers mal organisées — ils ne se soucient pas des tactiques, mais ils sont impressionnants au corps à corps.
La Fraternité de l'Ours constitue un autre ordre militaire d'élite, dont les membres sont des Forestiers-Templiers adeptes de Taal et spécialistes en escarmouche dans les forêts et en terrain irrégulier. Ce groupe est essentiellement composé de Gospodars.
La Légion du Gryphon était une unité de cavalerie d'élite constituée pendant la guerre contre le Chaos ; en servant L'Empire comme force mercenaire, elle a perdu la plupart de ses honneurs de bataille. Elle a prêté le serment de revenir à Kislev au moindre commandement du Tsar mais le sentiment général de la hiérarchie militaire Kislevite est que cette option est pratiquement inutile à cause du délai et des distances mis en cause.

Le Clergé
Par tradition terre ayant peu de dieux mais beaucoup de superstitions, Kislev abrite deux cultes principaux : celui d'Ulric (aussi appelé Olric), qui a été introduit par les Nordiques ; et celui de Taal et de Rhya, dont la présence est antérieure à l'histoire connue.
Le culte d'Ulric a la préférence des militaires et de l'aristocratie, alors que les cultes de Taal et de Rhya sont liés aux paysans. Mais la foi religieuse est sur le déclin. Ces deux cultes reçoivent toujours les offices verbaux, mais le cynisme Gospodar fait que la dévotion religieuse est superficielle et sans conviction. Le clergé s’est progressivement politisé et est généralement une extension de toute faction qu'il soutient a un moment.
La plus grande faiblesse du clergé, c'est son incapacité à protéger ses adeptes de la famine ou du Chaos. Selon ses prêches, les sécheresses et les hordes du Chaos sont des punitions pour le manque de foi ; ces désastres, naturels ou non, sont là pour tester la piété des paysans, qui sera récompensée quand l'heure sera venue. Les paysans n'ont que peu de raisons pour louer les dieux alors que leurs enfants meurent de faim et que les hordes du Chaosravagent tout sans réserve.

La Bureaucratie
Au départ, la bureaucratie n'était qu'une extension du Tsar et de l'aristocratie, mais elle a depuis construit ses bases de pouvoir indépendantes — un service civil vaste, fermé et aussi mobile qu'un glacier. Rien ne peut être fait sans une armée de scribes, d'employés, d'inspecteurs et — le plus important — de percepteurs, Quoique vous puissiez acheter, vendre, ou même regarder, il y aura une taxe dessus. Nominalement ces taxes sont la gratification du Tsar, qui, après tout, est le possesseur de toute la nation de Kislev. Mais de la théorie à la pratique…
Le pouvoir de la bureaucratie a varié au cours des deux derniers siècles. Des Tsars faibles et passifs ont permis à des ambitieux de se retrancher derrière des supporters et des décrets favorables à leurs intérêts. Des Tsars forts et énergiques ont maintenu leur contrôle grâce à une politique sagace, des nominations soigneuses, des agents secrets et parfois des purges impitoyables.
Le Tsar actuel, Radii Bokha, a accédé au pouvoir grâce à l'aide des militaires et de l'aristocratie, et malgré l'opposition du clergé et de la bureaucratie. Bokha consacre le gros des impôts aux campagnes contre les hordes du Chaos, les Gobelins des montagnes et les Hobgobelins des plaines. Ces campagnes étant assez vaines, la bureaucratie les considère comme une opportunité de miner le pouvoir de Bokha et d'installer quelqu'un qui est plus favorable à leurs buts.
La classe bureaucratique tente ardemment de s'attribuer une partie du prestige et de l'éclat de l'aristocratie. Mais comme sa richesse n'est ni héréditaire ni liée aux terres, elle se montre surtout dans les apparences. Les bureaucrates s'habillent de façon ostentatoire, avec des vêtements coûteux, de goût douteux, une imitation des styles de L'Empire, en particulier de Bretonnie. Ils donnent de grandes fêtes, des bals, décorent leurs demeures avec un faste de mauvais goût, et dépensent leur argent en luxe et frivolités. Les aristocrates regardent ces démonstrations grossières avec un dédain condescendant ; les paysans les jugent dépravés.

L'Intelligentsia
Ce petit groupe représente l'élite des intellectuels et des artistes de Kislev, y compris des clercs, des érudits, des physiciens, des mages et d'autres personnes, éduquées et professionnelles. Ce sont souvent des individus puissants ou riches, mais comme, généralement, l'intelligentsia dédaigne la politique, ils n'ont que peu d'influence sur la politique gouvernementale. La seule chose que les membres de cette classe semblent avoir en commun, c'est une certai¬ne notion de la nécessité de l'amélioration de la qualité de la vie — un idéal qui jure étrangement avec leur dédain bien connu et à peine déguisé pour les autres classes. Les races, la culture, la richesse et les personnalités sont très variables.

Les Hommes Libres
La classe des hommes libres inclut des aventuriers, des frontaliers, des mercenaires, des colonisateurs, des marchands, des artisans itinérants et d'autres individus de statut social bas qui voyagent pour vivre. Parmi eux, on trouve les paysans les plus audacieux et ambitieux, qui ont quitté leur terre dans l'espoir d'améliorer leur statut. La plupart sont des individus qui préfèrent la liberté et les défis de la route et de la nature à la routine de la vie urbaine et rurale.
Les membres de cette classe restent occasionnellement dans des colonies pendant de courtes périodes, ou travaillent temporairement pour des individus ou des représentants gouvernementaux d'intérêts financiers, mais, de cœur, ils sont libres et agités. Ils prennent soin de ne pas devenir dépendants des luxes de la civilisation ou de la générosité de leurs employeurs, car ils sont fiers de leur indépendance et de leur capacité à vivre sans terre.
Avec la menace constante des Hornmes-bêtes, des mutants et des Gobelins tapis dans les forêts et les collines, les hommes libres ont l'habitude d'éviter les conflits ou de monter des embuscades. Ce style de combat forme un contraste avec les méthodes militaires actuelles, les assauts directs et féroces, et à cause de cela, les uns et les autres se méprisent considérablement, Les hommes libres sont aussi connus pour avoir adopté les méthodes des groupes hostiles auxquels ils sont confrontés — brutalité terrifiante, trophées sinistres, raids noc¬turnes, etc. — "combattant le mal par le mal", selon leur point de vue. Certains disent qu'ils ne valent guère mieux que les bêtes et les monstres qu'ils combattent.
« C'est ce qu'ils disent, hein ? Et bien, envoyez quelques-uns d'entre eux par ici, avec leurs armures polies, leurs laquais et leurs hordes de troupes. Vous verrez comme ils se débrouillent quand on en vient aux principes. Ensuite ils respecteront peut-être plus ceux qui connaissent les lois de la nature. »

Les Paysans
Par tradition, les paysans avaient un droit sans limite au voyage, à leur guise, et si un sei¬gneur était trop rude ou louait trop cher, ils étaient libres de partir à la recherche d'un maître plus généreux et raisonnable. Dans la pratique, les paysans restent souvent là où ils sont, à cause du risque de se retrouver dans une situation pire, et du fatalisme pessimiste naturel de la classe.
De nos jours, les paysans sont étroitement contrôlés par les décrets bureaucratiques. Ils doivent obtenir l'autorisation du Tsar (celle de la bureaucratie) pour voyager ou changer de maître. Cette autorisation est théoriquement accessible à tous, mais est en fait très difficile à obtenir — le processus exige des paysans qu'ils affrontent leur seigneur avec des plaintes spécifiques, et qu'ils les soutiennent devant une assemblée d'examinateurs.
La personnalité des paysans est la même que celle des Gospodars. Cyniques, fourbes et fatalistes, ils attendent peu de bien de leurs dieux, de leurs maîtres ou de leurs camarades.

La Vie du Paysan Kislevite
En temps normal, les travaux des champs s'effectuent au printemps, en été et en automne, saisons où le paysan mène un combat acharné depuis l'aube jusqu'au crépuscule afin de profiter au maximum de la saison de croissance, qui est bien courte. Ils portent de longues chemises de lin, ceinturées à la taille, ainsi que des pantalons de grosse toile et des bottes en peau ou en feutre. Durant l'hiver, de grands manteaux en peau de mouton les protègent de la morsure des vents. La tenue est similaire pour les femmes, si ce n'est le pantalon qui est remplacé par une ample jupe de lin, et le foulard coloré qui couvre les cheveux relevés en chignon.
Durant la brève saison de pousse, le paysan passe de longues heures dans les champs pour le compte du Vladely (Maître ou Intendant) et ne s'occupe de ses propres cultures que dans la faible lumière du crépuscule. Lorsque la lumière s'éteint, il peut rejoindre ses voisins afin de papo¬ter et de grogner sur le temps ou le Vladely et ses surveillants.
En hiver, le paysan passe la majorité de son temps dans sa petite cabane, papotant et grommelant ; il trouve sa principale distraction dans le kvas— un alcool modérément atroce tiré du pain fermenté.
En été et en automne, la nourriture du paysan est améliorée par quelques légumes frais provenant de son potager, mais le reste de l'année, il se contente de pain, de chou, de concombre et de soupe de betterave. Les journées de jeûne exigées par le culte de Taal et de Rhya, lors des solstices d'été et d'hiver, sont plus honorées par le manquement que par l'observance.
Les cabanes de bois sont simples et peu meublées, juste une table et quelques bancs. Les paysans dorment sur des sortes de caissons de terre cuite qui conservent la chaleur d'un foyer central creusé dans le sol et qui reste allumé toute la nuit pendant l'hiver, Ces cabanes n'ont pas de cheminée ; la fumée s'échappe par une ouverture au centre du toit.
Un oratoire dédié à Taal et à Rhya occupe toujours un angle ; on y fait référence sous le nom de "angle rouge" ou "angle joli" car c'est la seule source de couleur dans la cabane. Les invités, en entrant, ne sont autorisés à parler qu'après s'être inclinés devant l'oratoire et avoir porté leurs lèvres au sol de terre.
La place sociale et la préséance font partie des préoccupations pay¬sannes révélées par leurs coutumes. Un supérieur social (le Vladely ou ses surveillants, un prêtre itinérant, ou un ancien vénéré du village) est toujours appelé olets ("père") — « Bonjour, Olets Pyotr. » Un égal ou un inférieur est appelé brat ("frère") — « Eh, brat, regarde où tu envoies cette faux ! » Pour saluer un supérieur, on s'incline — plus on s'incline bas, plus on fait preuve de respect. Pour des égaux, des amis, des parents, une simple inclinaison de la tête suffit.
La foi dans le culte de Taal et de Rhya est superficielle et pragmatique. Lorsqu'il prie, fait des sacrifices, rend hommage à l'angle joli, le paysan s'attend à voir des résultats. Lorsque rien ne se passe — la famine et la sécheresse frappent sans pitié, les Hommes-bêtes et les mutants continuent leurs raids et le dur lot du paysan continue à empirer — les prêtres prêchent l'humilité et l'acceptation passive du destin. D'un autre côté, sa révérence superstitieuse des anciens esprits des champs, des rivières et des bois est sincère.
L hospitalité envers les étrangers ou les parents — ne fait pas partie de l'éthique paysanne. Quand la vie est déjà si difficile, une générosité ouverte peut amener la ruine devotre famille, et les autres n'ont qu’à s’occuper d’eux-mêmes
Paradoxalement, le paysan Kislevite peut faire preuve d'une grande compassion pour les infortunés et les désespérés. Des histoires de miséricorde pour les malades, les perdus et les indigents abondent dans le folklore Kislevite. Un paysan misérable prend en charge quelqu'un encore plus misérable que lui, au péril de la vie de sa famille ; le bienfaiteur est récompensé au centuple lorsque le misérable secouru se révèle être un prince, ou le gardien d'un trésor caché, ou une divinité déguisée à la recherche des vertus Humaines (et les récompensant).
Une telle compassion peut même s'étendre aux mutants innocents ; lorsque ceux-ci peuvent encore être perçus comme Humains, le paysan peut juger que leur condition est encore pire que la sienne. C'est une des raisons qui ont empêché la persécution des mutants de prendre la même proportion que dans L'Empire, et qui permettent aux mutants "inoffensifs" de vivre.

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MessageSujet: Re: Kislev, de tout et de rien   Lun 24 Oct à 12:03

Les Anciens Esprits

Appeler et traiter avec les anciens esprits du foyer, du grain, des champs, des bois et de l'eau est similaire à la pratique de la Démonologie. En fait, Démons et esprits sont tous produits par l'influence du Chaos, bien que les esprits ne soient absolument pas alliés au Chaos.
Généralement, et malgré leurs origines similaires, les esprits diffèrent des Démons par leur personnalité. Alors que les Démons sont uniformément maléfiques et mauvais, les esprits sont souvent neutres ou positivement intéressés par le destin des races intelligentes.
Comme pour la pratique de la Démonologie, l'appel des esprits a un effet destructeur sur le pratiquant et les risques sont considérables. Les spirits (les sorciers qui œuvrent dans le domaine des esprits), sont inexorablement attirés dans le monde incompréhensible des esprits qu'ils évoquent ; ils perdent le contact avec la réalité, développent différents symptômes d'excentricité et de folie et parfois sombrent dans la démence totale.

Les Cultes des esprits à Kislev
Pendant des siècles, les activités des cultes officiels d'état ont découragé les pratiques de vénération et d'évocation des esprits. Là où les dieux les plus puissants sont adorés, les esprits se retirent des terres consacrées aux cultes majeurs. Ainsi, dans la plupart des zones urbaines et civilisées, les seules entités spirituelles accessibles sont celles des principaux cultes établis.
Les esprits abondent cependant dans les zones rurales et sauvages et — dans de nombreux cas — leur vénération continue, mais sous une forme plus restreinte et secrète. Les clercs instruits et civilisés considèrent que ces pratiques ne relèvent que de la superstition primitive, mais les paysans et les autres habitants des campagnes gardent un grand respect pour les anciennes croyances.
Les spirits sont peu fréquents dans les régions colonisées de Kislev et maintiennent les rites et les commandements secrets. Le développement du culte de Taal-Rhya a terriblement réduit l'influence des anciennes traditions. Les spirits restants sont des personnes âgées qui n'arrivent pas à intéresser les jeunes à la conservation des vieilles coutumes. Une grande partie des connaissances des anciens esprits disparaît en même temps que ces vieillards.
D'un autre côté, l'adoration des esprits est toujours pratiquée parmi les peuples nomades, comme les Dolgans. Les spirits, qui sont leurs shamans, inspirent toujours le respect des clans des steppes pour les esprits ; les cultes des panthéons établis n'ont pas réussi à les convertir malgré leurs monastères, leurs missions et leurs missionnaires itinérants.

DOMOVOY Esprit du Foyer (Grand-Père Etincelle)
Le Domovoy (au pluriel Domoviye) est l'esprit associé à La maison et à la famille, il vit dans le four des maisons qui le respectent encore, acceptant même parfois une coexistence malaisée avec l'oratoire de Taal-Rhya que possèdent ceux qui observent les cultes d'état. La principale occupation du Domovoy est de protéger les membres de la famille des fléaux, des infortunes et des esprits maléfiques. Un Domovoy heureux doit normalement amener la bonne fortune à sa maisonnée.
Le Domovoy peut aussi intervenir sous forme de rêve et annoncer des dangers imminents. Sa capacité à voir l'avenir se limite cependant aux événements négatifs et s'exprime toujours sous forme d'énigmes ou d'obscurs symboles oniriques. Le Domovoy pleure aussi les mourants, un signe important d'amour et de respect qui doit faciliter le pas¬sage du mourant d'un monde à l'autre.

Commandement
Maintenir le four chaud et propre. Les salutations habituelles sont : « Bienvenue, Grand-Père, en notre maison » et les hôtes devraient toujours demander ; « Nos visiteurs sont-ils les bienvenus ? » (Dans certains cas, le Domovoy a ainsi la possibilité de prévenir le maître de maison des intentions maléfiques de "l'invité"). Un cadeau propice est composé d'un bol de grains fermentes laissé près du four le soir, mais le cadeau le plus important est l'amour et le respect de la maisonnée qui est exprimé en suivant les commandements et en s'exprimant de manière courtoise.

Apparence
Une silhouette humaine âgée, haut de quelques centimètres ; il porte un manteau blanc qui peut prendre les couleurs d'une flamme, lui permettant d'être invisible dans un feu. On le voit souvent là, si l'on regarde longtemps et attentivement.

Personnalité
Chaleureux et amical, le premier esprit ami de l'homme. Il se nourrit des passions humaines que sont l'amour, la sécurité et le respect des anciens. Les Domoviye sont attristés par la disparition de la foi humaine dans les esprits et par le remplacement du foyer par l'oratoire du culte.

LESHY Esprit de la Forêt (Seigneur de la Forêt)
Leshy est le souverain égocentrique de la forêt et de tous ses animaux — le plus fort des anciens esprits. Parfois, un Leshy vindicatif en combattra un autre pour une portion de territoire, et le combat ressemblera à de violents orages et à des tourbillons.
Le Leshy est généralement accompa¬gné par son serviteur patient, Père Ours, un énorme ours brun.

Commandement
Toujours demander la permission d'amener des animaux domestiques dans son domaine (par exemple, pour utiliser une clairière comme pâturage, ou pour chasser avec des chiens). Les hommes sages parlent fort et abondamment en termes qui flattent sa puissance et sa sagesse. Par exemple : « Seigneur, autorise le passage de ton serviteur pour une course de peu d'importance. Ton pouvoir n'est dépassé que par ta générosité et ta gracieuse hospitalité. » Ne pas hési¬ter à en rajouter.

Personnalité
Vain, amateur de flatteries et joyeusement pervers. Il apprécie de mener des gens dans des marais où ils dépérissent, coulent dans des sables mouvants ou errent jusqu'à l'épuisement. Il n'a aucune notion de ce qu'est la compassion. Ses humeurs sont fantasques ; il joue avec les humains et avec ses sujets de la forêt comme un enfant joue avec des fourmis et des vers de terre. Il est une mini-divinité — capricieux, pervers et vain.
Il hait les dieux des cultes — « des parvenus présomptueux » — et la moindre mention les concernant lui fait piquer une colère ou bouder. Le piège que représente l'adoration des autres divinités le révolte et déclenche sa colère.
Le Leshy souffre d'une grande faiblesse, sa passion pour le jeu et la compétition. Il ne refuse jamais un pari bien qu'il abuse souvent de son pouvoir pour ne pas le tenir lorsqu'il perd, à moins que le vainqueur ne trouve un équilibre parfait entre la flatterie et la réprimande dans ses protestations.
Le Leshy aime aussi boire. Le soûler représente une tâche épique — avec 40 litres de vin, il est légèrement éméché — mais sous l'influence de l'alcool, il est souvent d'une générosité impulsive.

Apparence
Comme un ours avec des poils verts, des pieds et des cornes de bouc, un œil unique, pas de cils ou de sourcils et des griffes grandes comme celles d'un grizzly, portant un manteau en peau de mouton avec une grande ceinture d'écorce. Il peut avoir la taille qu'il souhaite, mais sa forme préférée est celle d'une créature de six à douze mètres surplombant les arbres.

MACIEW Esprit des Bêtes des Hommes (Grand-Père Grange)
Le Maciew vit dans les granges et les pâturages et veille sur les animaux domestiques. Il n'accorde aucune affection et n'en attend pas en retour, mais il est toujours traité avec un grand respect ; irriter un Maciew peut provoquer une série de plaisanteries et d'accidents mineurs et affecter le bien-être du bétail. Le Maciew est respecté et traité avec considération, plutôt qu'avec une affection sincère.

Commandement
Maintenir les étables propres et les animaux bien nourris. Il apprécie les dons de tabac et de bouillies d'avoine au beurre. Il aime particulièrement les invitations à danser au clair de lune — tellement qu'il en oubliera même son passe-temps favori (jouer des tours aux Humains) en faveur d'une telle proposition. La phrase appropriée est : « Epargne-moi tes trucs, Grand-Père, et nous chanterons et danserons sous la lune. »

Apparence
Une silhouette humaine âgée, longue et fine, d'un peu moins de trente centimètres de haut ; peut prendre l'apparence d'un brin de paille.

Personnalité
Malicieux, préfère les bêtes douces aux humains, car ce sont des souffre-douleur plus tolérants ; fondamentalement déplaisant et vil, mais dans des proportions modestes.

POLEVIK Esprit de la Terre et de la Faux (Grand-Père Grain)
Les Poleviki sont des esprits communs assoiffés de sang qui se nourrissent du mas¬sacre des plantes (les moissons) — et qui peuvent accorder des avantages à ceux qui leur sacrifient leur sang. Ils ne s'intéressent qu'à la "moisson" — le sacrifice de sang qui nourrit la terre ; ils sont toujours prêts à échanger des faveurs et des services contre un don de sang.

Commandement
Les Poleviki exigent un sacrifice de sang pour consacrer la lame de la faux et bénir la moisson. On sait qu'il leur est arrivé de bénir les armes improvisées des paysans — généralement des outils de ferme — lors des rares révoltes contre les maîtres et leurs contremaîtres, servant comme des esprits paysans du meurtre, de la guerre et de la trahison.
Pour évoquer ces esprits, appelez-les par leur nom lors de la montée de la lune sombre. Faites face à la lune et chantez le nom de l'esprit en disant : « Maître, dresse-toi devant moi comme la feuille devant l'herbe, ni noir, ni vert, mais simplement comme moi. Je t'ai amené une moisson écarLate. » Du sang humain doit alors être versé sur le sol, la quantité variant selon la faveur demandée.

Personnalité
Cruels, comme Khorne à une échelle plus modeste ; plus des parasites que des amis de l'homme. Ils puniront probablement celui qui les appelle si la récompense n'est pas suffisante. Ils murmurent toujours entre eux et ne sont intéressés que par le sang.

VODYANOY Esprit des Eaux (Grand-Père Noyeur)
Une entité véritablement méchante, le Vodyanoy (au pluriel Vodyaniye) adore attirer ses victimes par ses murmures doux et charmeurs, puis les plonger dans l'eau en maintenant leur tête enfoncée ; il se régale alors de l'agonie de leur noyade. Sinon, il s'assied près de l'eau sous la forme d'un vieil homme tenant un grand bâton garni de rubans colorés. Lorsque quelqu'un s'approche par curio¬sité, il le roue de coups jusqu'à la mort et le jette dans l'eau.

Commandement
Laisser ses victimes se noyer, ou bien il en choisira une autre — peut-être vous, ou quelqu'un qui vous est cher, afin de pouvoir savourer votre horreur. Les offrandes qu'il préfère sont les cochons noirs, l'huile et le miel — chacune devant être jetée dans des mares ou des cours d'eau.
Ne jamais porter les symboles d'autres divinités lorsque l'on nage.
Lorsque vous traitez avec le Vodyanoy, gardez toujours une main tenant une poignée de terre sèche dans votre poche. Si elle lui est jetée à la figure, cela peut le distraire assez longtemps pour vous permettre de courir hors de vue de l'eau, où vous serez à l'abri — jusqu'à la prochaine fois où vous approcherez de l'eau.

Personnalité
Le Vodyanoy est exceptionnellement maléfique — l'archétype du méchant fou qui se complaît dans la torture et la souffrance pour son seul bénéfice. Il ne fait que ce qui lui convient, et ce qui lui convient, c'est la mort et l'horreur, particulièrement par l'intermédiaire de l'eau et de la noyade.
Il ne respecte que les créatures plus maléfiques que lui et il se joint volontiers à la fête lorsqu'il y a du meurtre dans l'air. Il est un peu effrayé par les divinités "officielles" et évite les confrontations avec elles ou avec leurs servants, bien que, souvent, il frappe impulsive¬ment leurs fidèles lorsqu'il est enragé.

Apparence
Un homme vieux, nu et gras avec une peau blafarde et fripée par l'eau et une tête boursouflée — l'image d'un corps de noyé. Il peut prendre une forme plus attirante à volonté bien que le bas de ses chemises soit toujours saturées d'eau, ce qui trahit sa véritable identité. Il peut aussi prendre la forme de tout poisson ou toute créature aquatique.

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