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 ONK D’UNGOR ZHARR, L'...

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freedom
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MessageSujet: ONK D’UNGOR ZHARR, L'...   Dim 23 Oct à 11:27

HISTOIRE DE L’ONK D’UNGOR ZHARR

Jadis, Karak Drazh était une importante forteresse naine. Elle était construite à l'entrée ouest du Défilé de la Mort et ses mines s'étendaient sous le défilé ainsi que dans les montagnes avoisinantes. Son peuple était prospère grâce aux gisements de métaux et de gemmes situés sous la forteresse. Karak Drazh survécut aux bouleversements qui agitèrent l'empire nain et resta la deuxième plus importante forteresse au sud du Col du Chien Fou, après Karak aux Huit Pics.

Avec Karak aux Huit Pics, Karak Azgal et Karak Azul, Karak Drazh formait un groupe de forteresses connu sous le nom de places fortes du sud. Les nains de ces cités se considéraient comme différents de leurs voisins du nord, leurs forteresses étaient plus anciennes (et de ce fait meilleures !) et leurs clans pouvaient se prévaloir d'ancêtres célèbres. Karak Drazh tomba néanmoins aux mains du seigneur de guerre Dork, qui en fit le Rocher Noir, une forteresse orque parmi les plus puissantes des Montagnes du Bord du Monde. La perte de cette forteresse est l'un des plus grands affronts impunis du Livre des Rancunes.

Quelques survivants réussirent à échapper à la horde de Dork et vinrent se réfugier dans les sombres cavernes qui bordent Karak Dron, le Mont du Tonnerre. Là, ils fondèrent la communauté, ou l’Onk, d’Ungor Zharr (les Cavernes de Feu) et, malgré l’isolement et les conditions de vie déplorables, cette communauté existe toujours à l’heure actuelle. Les réfugiés nains ne comptaient pas plus d’une centaines de membres, pour l’essentiel des naines, et ils durent rapidement s’imposer dans cet environnement hostile : la présence de vouivres cavernicoles, de maraudeurs orques en chasse, le manque de nourriture, les eaux sulfureuses charriées du volcan, firent que nombreux furent ceux qui ne trouvèrent pas de salut à l’Onk d’Ungor Zharr.

Alors que l’ancêtre de la communauté, un vieux Maître Engingneur, mourrait pathétiquement d’un empoisonnement, après qu’il ait bu des eaux sulfureuses qui suintaient des murs des cavernes du volcan, son épouse, Hild, se déclara régente du clan. Cette accession au pouvoir fut très mal perçue des membres masculins de la communauté mais, par leur nombre, ils furent contraint à s’y résigner, tout en montrant leur désaccord par le silence. Hild, folle de la perte de son époux et profondément marquée par le massacre perpétré par les orques à Karak Drazh, dirigea d’une main de fer la communauté des réfugiés et réorganisa leur vie à tous, d’une manière qui changea radicalement leur mode de vie ancestral.

Le premier changement majeur que connurent les coutumes naines fut l’obligation à tout nain mâle d’entretenir, pour la pérennité du clan, des relations charnelles avec plusieurs femelles, ce qui, contrairement à ce qu’on pourrait penser, constitua une ignominie pour la gente masculine. Le tollé que Hild déclencha amena une tentative de rébellion qui fut mâtée rapidement, non sans quelques maux. La plupart des nains, contraints et forcés, durent cependant se résigner à cette démarche inhabituelle. Les mâles furent délestés de toute charge décisionnelle car la perte de Karak Drazh prouvait l’inaptitude de ceux-ci à protéger efficacement la communauté. Toutefois, ils gardèrent la fonction guerrière, tant que celle-ci ne pourrait être mise en cause mais, sous le commandement inaliénable des naines.

Bien que l’Onk ait perdu son Maître Engingneur et qu’aucun nain présent ne connaissait autre chose que l’art du combat, Hild décida que les secrets de son époux, couchés dans de lourds manuels poussiéreux, devaient être enseignés aux naines pour le bien de la communauté. Les mâles, trop occupés à défendre l’endroit et à trouver de quoi se nourrir, ne prirent cela que pour une nouvelle hérésie mais, malgré leur désaccord, durent se rendre à l’évidence qu’aucun d’entre eux n’avait de temps à cela. De plus, le nombre de nains ne cessait de diminuer et atteignait des proportions critiques.

Les pertes se firent plus lourdes avec le temps et rapidement, la menace des orques se fit oppressante : les orques trouvèrent le refuge des nains et entreprirent l’assaut de ce foyer de faible résistance. Ce fut un massacre sans nom et Hild, consciente de la fin inexorable de l’Onk, ordonna avec amertume l’effondrement des entrées des cavernes, coupant pour longtemps les survivants du reste du monde.

Ce qu’il advient d’eux resta un mystère durant les trois milles ans qui suivirent mais il est évident que l’Onk d’Ungor Zharr connut une évolution bien différente de celle du peuple nain dans sa globalité.


LE SIEGE DE KARAK DRAZH

C’est en l’année 2515 qu’un corps expéditionnaire revint du siège de Karak Drazh et fit un rapport qui bouleversa le Haut Roi de Karaz-A-Karak lui-même. Le siège devait être pour le Haut Roi un échec et de nombreux nains mourraient encore dans la tentative de récupérer la forteresse perdue. Pour lui ce n’était qu’un échec de plus à ajouter aux nombreux qui étaient déjà inscrits dans l’histoire de Karak Drazh. Le corps expéditionnaire se devait d’expliquer son retour alors que tous tombaient au Sud, honorant le peuple nain dans leur tentative de laver l’affront plusieurs fois millénaire.

Ce fut l’enseigne Belgol Belgolson qui narra la raison pour laquelle le contingent retourna vers Karaz-A-Karak, tout en n’oubliant pas de s’étaler sur la glorieuse tentative de percée sur les portes antiques de Karak Drazh à laquelle il avait participé. Depuis son installation à proximité de la forteresse, le corps expéditionnaire, constitué pour l’essentiel de sapeurs, avait accomplit de miner les résistances de Karak Drazh en s’attaquant aux piliers de soutènement supportant le frontispice de l’entrée. Alors que le défunt capitaine Hergar ordonna la mise à feu des explosifs destinés à faire sauter ces piliers, son ordre fut ignoré tant la scène qui se produisit souffla de surprise les témoins, pourtant prêts à en découdre avec l’ennemi.

Une bien étrange procession avançait inexorablement dans la masse verte qui grouillait alentour, ignorant les coups portés avec violence des brutes orques et fauchant l’ennemi dans un concert de grondements assourdissant, le tout baignant dans perpétuel nuage de vapeur qui repoussait même les plus fort des Peaux Vertes, tant la chaleur dégagée était intense. La troupe ne dépassait pas la cinquantaine et pourtant rien ne semblait pouvoir l’arrêter. Alors que l’étrange équipage atteignait les antiques portes d’airain, on eut semblé qu’un peintre immortalisa la scène tant l’immobilisme des armées en présence était bouleversant. Depuis trois mille ans, le parvis de la forteresse n’avait été foulé du pied par autre chose que les Peaux Vertes.

On put alors contempler les nouveaux arrivants : de toute évidence, ils étaient nains et suivaient avec dignité l’antique bannière royale de la forteresse de Karak Drazh. Ils étaient tous engoncés dans d’étranges et massives armures dont la complexité aurait rabaissé au niveau d’apprentis les plus experts des engingneurs modernes et, par le port particulier de ces protections et les ornements dont elles étaient dotées, les armures ne pouvaient être portées que par des naines ! Plus pesant encore fut le silence qui s’en suivit lorsque les portes s’ouvrirent pour accueillir ces guerrières.

Le combat reprit de plus belle et malgré l’étrangeté de ce qui venait d’arriver, les nains ne pouvaient laisser l’avantage de la surprise leur filer entre les doigts. Le corps expéditionnaire reçut alors du Commandeur la charge d’exposer ces faits au Roi. C’est ainsi que la fière enseigne Belgol Belgolson termina son récit. Le silence se fit oppressant dans la salle du trône et, dans un accès de fureur, le Haut Roi, outré par de tels mensonges, fit mettre aux arrêts le contingent dans son entier pour désertion.

Ce ne fut que quelques semaines plus tard que la vérité se présenta brutalement au Roi par l’arrivée d’un martelier affamé, crâne rasée et barbe tondue, et marqué d’une honte effaçant la noble fierté qui couvrait autrefois son visage buriné. Celui-ci ne put expliquer ce qui se passa tant sa honte était grande. Seul le pli qu’il serait en main, et la haine qu’il éprouvait en jetant son regard dessus, laissait présager de l’ampleur de son martyre et de la catastrophe qui pouvait s’en suivre : la reine Brunhild, régente du peuple nain dans son entier, le déclarait lui, Haut Roi des nains, incapable, comme tout mâle, de régner avec dignité et de mener le peuple à l’essor qui lui est dû. Il devait se soumettre à la raison et abdiquer, évitant par là-même une guerre fratricide inutile qui prouverait une fois de plus l’incapacité de la gente masculine à assumer le poids du pouvoir. Quand le martelier se mit en marche, sans mot-dire, vers le fort de Karak Kadrin, aucun n’eut l’audace de tenter de le raisonner…


KARAK RINN

Lorsque Brunhild et ses suivantes entrèrent dans Karak Drazh, elles furent submergées par une vague de profonde tristesse en voyant l’ampleur des dégâts causés par la présence des orques. Il n’existe que peu de mots pour décrire la rage qui s’empara de ces dignes naines. Durant trois longs jours et trois longues nuits, elles libérèrent une haine trois fois millénaires sur les créatures honnis qui les avaient délesté jadis de leur foyer ancestral, et répandirent la mort et la destruction, éliminant un à un tous ceux qui osèrent se mettre en travers de leur chemin.

C’est à l’aube du troisième jour qu’elles atteignirent la salle du trône. La salle, gigantesque, était couverte de tant d’immondices qu’on ne distinguait même plus le marbre rose qui dallait le sol ; au point qu’on puisse douté qu’il eut jamais existé. L’odeur infecte qui planait ici était pire encore que celles des latrines du plus côté des bordels de Nuln, et les hurlements que poussaient les vermines vautrées dans leurs propres déjections révélaient, sans qu’aucun doute ne puisse paraître, que les Sœurs avaient atteint le nid des nuisibles Peaux Vertes. C’est sans pitié aucune qu’elles abattirent leurs bras vengeurs et nettoyèrent la place.

Au dehors, la bataille faisait rage. Jamais la horde n’avait faiblit et, toujours elle tint bon face à l’ardeur des hargneux petits bonhommes animés de légitime vengeance. Mais cette fois, les portes de la forteresse maintenant scellées, les Peaux Vertes ne pouvaient attendre de renfort et aucune retraite n’était possible. Le gros des troupes s’empressa de fuir pour rejoindre les clans du Sud tandis que les plus gros et les plus forts des orques, pour qui la fuite était impensable, se faisaient massacrer par les nains. La bataille des Trois Jours, comme elle fut appelée par la suite, marqua la fin de la domination orques à Karak Drazh.

Une fois que Brunhid eut arraché la tête du Seigneur de Guerre, paralysé par la peur sur le trône de Karak Drazh, elle se ceint le front de l’antique couronne maculée du sang verdâtre de l’indigne porteur. Les naines se calmèrent alors et, dans déluge de vapeur, nettoyèrent le trône afin que leur reine puisse s’y asseoir. Les portes de la salle se refermèrent et personne ne sut ce qui s’y passa ensuite. Partout dans la forteresse l’agitation des milliers de Peaux Vertes se fit plus grande alors que le piège se refermait inexorablement sur eux : Brunhild contrôlait la salle du trône et toutes les sorties possibles étaient scellées ; les Peaux Vertes moururent asphyxiées par les vapeurs délétères que les naines répandaient par les conduits d’aération, en brûlant quantité de souffre, comme l’on fait dans les cités pour assainir les demeures des pestiférés et tuer la vermine.

Aujourd’hui, les troupes naines stationnent toujours aux abords de la forteresse et ne peuvent y entrer. De nombreuses rumeurs courent depuis qu’un unique martelier est sorti de Karak Drazh en laissant derrière lui la délégation de nains, avec à sa tête le Commandeur, qui entra pour présenter son contentement aux nouvelles venues. Ne sachant que faire, ils attendent les ordres du Haut Roi et, gardent la forteresse, qui se nomme maintenant Karak Rinn, car ils savent que les orques ne tarderont pas à une riposte sanglante.

by:malpy
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