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 Peste, la grande peste noire de 1111

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freedom
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MessageSujet: Peste, la grande peste noire de 1111   Ven 21 Oct à 7:14

Au cours de l'hiver 1111, le clan Pestilens libéra une affreuse calamité sur l'Empire. Les adeptes du clan Eshin déversèrent le contenu de fioles empoisonnées dans les citernes des villes et les épidémies se répandirent parmi la population humaine comme une traînée de poudre. Les premiers symptômes étaient des marbrures noires qui finissaient par s'étendre sur tout le corps. Les articulations gonflaient et finissaient par éclater, faisant sombrer les victimes dans une douloureuse et interminable agonie.

En quelques minutes ou au bout de plusieurs semaines, les contaminés succombaient dans d'atroces convulsions, s'agitant comme des poissons tirés hors de l'eau jusqu'à ce que leur nuque finisse par céder. Les citoyens de l'Empire baptisèrent le fléau Peste Noire, mais beaucoup craignaient même de seulement en parler.

L'épidémie se déclara simultanément à Nuln, Altdorf et Talabheim. Les routes et les rivières par lesquelles transitait le commerce de l'Empire propagèrent l'épidémie plus vite et plus loin que n'aurait pu le faire le clan Eshin. Bientôt les villes fermèrent leurs portes aux misérables réfugiés qui fuyaient la maladie, mais elles finirent par succomber une par une à l'épidémie ou à leurs propres maladies causées par la surpopulation qui s'ensuivit. Middenheim ferma ses viaducs très tôt et put ainsi échapper à l'épidémie. Partout ailleurs, les villages furent balayés par l'épidémie, les villes furent abandonnées et les cités devinrent des mouroirs où les vivants croulaient sous les cadavres. Les hommes priaient leurs dieux mais rien n'y faisait. Des bandes de flagellants parcouraient l'Empire, proclamant que la colère de Sigmar s'abattait sur le pays parce qu'il était corrompu.

Avec l'arrivée du printemps, l'emprise de la Peste Noire s'affaiblit et le Conseil des Treize lâcha les clans guerriers contre l'Empire moribond. Des hordes de guerriers des clans déferlèrent sur les villes désertées et dans les villages du sud de l'Empire, massacrant les défenseurs affaiblis dans une débauche de cruauté. Les vivres et le bétail furent volés et emmené sous terre. Des douzaines de villages furent brûlés, souvent avec leurs habitants. Vertholf Bergon de Nuln décrivit les terres environnant la cité comme "Une vision d'enfer, les terres assombries jusqu'à l'horizon par la fumée des bûchers qui embrasaient le ciel de rouge et répandaient des nuages de ténèbres aussi loin que portait le regard ".

Dans le sud, seules les grandes cités échappèrent aux ravages des armées skavens. Au nord, la peste tenait toujours le pays dans une poigne de fer. Après des années de corruption et de négligence, les armées impériales étaient sans défense contre les rejetons du Rat Cornu.

En 1115, Boris l'Avide, le plus haï et le plus incompétent des Empereurs succomba lui-même à la peste et les habitants opprimés eurent enfin quelque chose à fêter. L'Empereur fut une des dernières victimes de la grande peste, son emprise s'étant amoindrie les quatre dernières années précédente. Mais en 1115, près des trois quarts de la population avait succombé à la peste ou aux skavens. De grandes parties de l'Empire avaient été dévastées et les armées skavens marchaient ouvertement dans tout le Reikland, l'Averland et le Talabecland. Chaque hiver, des milliers de personnes mouraient, victimes de la faim dans les quelques rares cités qui avaient échappé aux ravages de la maladie ou de le guerre.

A Skarogne, le Conseil des Treize se réunit et jugea qu'il était temps de porter le coup de grâce. Ils levèrent des armées capables de vaincre les ultimes résistances et de réduire en esclavage les derniers humains de l'Empire.

Durant les sept années qui suivirent, les skavens commencèrent à systématiquement réduire en esclavage les humains des villes rescapées. Des nuées de guerriers des clans se rassemblaient autour d'une ferme ou d'un village pour y mettre le feu durant la nuit, interceptant les occupants qui s'enfuyaient. Ils menaient d'interminables colonnes d'hommes, de femmes et d'enfant vers les camps d'esclaves des ruines d'Ubersreik dans le Reikland et de Pfeildorf dans le Wissenland. Ceux qui avaient la chance de rester en surface cultivaient la nourriture nécessaire pour les hordes skavens, alors que les moins chanceux étaient envoyés dans les mines ou les forges du Cloaque. Des familles entières étaient emmenées en captivité, condamnées à ne jamais revoir le soleil.

A mesure que les esclaves et le butin prélevé sur les cadavres s'amoncelaient, le prestige du clan Pestilens s'accrut considérablement. Même les autres Seigneurs de la Ruine ne pouvaient nier que le quasi effondrement de l'Empire était dû à la puissance de leur Peste Noire. Aucun Seigneur de la Ruine n'osant prendre ouvertement parti contre eux, les Seigneurs de la Peste parvinrent à occire deux membres du Conseil et s'assurèrent ainsi trois places au sein de celui-ci. Les autres Seigneurs de la Ruine retournèrent dans leurs forteresses respectives pour mettre au point un moyens de lutter contre l'ambition et la réussite des Seigneurs de la Peste.

Pendant ce temps, les armées skavens marchaient vers la province de Sylvania, jusque là épargnée. Au début de la grande Peste Noire, de fortes chutes de météorites émanant de Morrslieb s'étaient abattues sur cette province ténébreuse, et les skavens s'y rendaient à présent pour recueillir la malepierre. A leur grand désarroi, ils furent confrontés à de fortes bandes de goules et de zombies, victimes de la peste. Les skavens progressaient lentement à cause de nombreuses embuscades et escarmouches. Ils commencèrent à perdre un grand nombre de combattants, une résurgence de la grande peste éclatant dans leur propres rangs. Skrittar, le Prophète Gris rappela aux seigneurs de guerre les leçons apprises en combattant Nagash durant la guerre du Pic Dolent. Ils abandonnèrent alors Sylvania pour trouver une proie plus facile.

Middenheim avait plutôt bien résisté à la famine et à la peste. Le comte Mandred avait fait tout ce qu'il avait pu pour aider les réfugiés qui affluaient du sud et les prêtres d'Ulric tenaient la peste en échec. Bien défendue et sise au sommet d'un pinacle rocheux au cœur de la forêt, Middenheim n'avait rien à craindre d'une attaque et avait suffisamment de réserves pour supporter un siège.

En 1118, une immense horde de skavens émergea des forêts qui entouraient Middenheim et cerna la ville. Les citoyens eurent à peine le temps de détruire les quatre viaducs avant que ne s'y engouffrent les guerriers des clans. Quelques jours plus tard, les skavens infiltrèrent les tunnels qui se trouvaient sous Middenheim, menaçant d'investir la cité par en dessous. Mais le comte Mandred organisa une brillante défense, combinant barricades, inondations et contre-attaques des chevaliers du Loup Blanc dans les tunnels. Souvent, le comte patrouillait en personne dans les galeries, remontant le moral de ses guerriers surmenés. Les fiers guerriers de Middenheim tenaient la horde malfaisante en respect et le comte Mandred était acclamé comme le sauveur de la cité.

Des mois de guérilla dans le labyrinthe souterrain de la cité s'ensuivirent. Parfois, une poignée de skavens parvenait à atteindre la surface et causait de grands dommages avant d'être traqués et exterminée. A l'approche du printemps, la horde des skavens était trop diminuée pour maintenir le siège, elle se replia en laissant tout de même une forteresse secrète dans les tunnels de la ville.

En cadeau d'adieu, les enfants du Rat Cornu répandirent la peste dans Middenheim, déjà éprouvée par la rigueur de l'hiver et par la surpopulation due aux réfugiés qui avaient fui les skavens, Dans une telle promiscuité, l'épidémie s'étendit à une vitesse foudroyante mais, miraculeusement (comme les prêtres d'Ulric tiennent à le faire remarquer), la peste semblait avoir perdu de sa virulence et seul un tiers des victimes en mourut.

En 1122, le comte Mandred réunit assez de troupes parmi les survivants pour mener une croisade contre les skavens et les chasser de l'Empire. La famine et les dissensions internes avaient sérieusement diminué les rangs skavens. Au cours des deux années qui suivirent, un grand nombre de batailles furent livrées en Averland, dans le Reikland et dans les Collines Hurlantes. De nombreuses escarmouches eurent lieu autour des villages et des fermes en ruines. Peu à peu, les skavens furent repoussés hors de l'Empire.

C'est en 1124 que les skavens furent enfin repoussés jusque dans les entrailles de la terre. Le comte Mandred, le Tueur de Skavens fut reconnu par tous comme le sauveur de l'Empire et couronné Empereur. De nombreuses forteresses ne furent jamais trouvées et les esclaves ne furent pas tous libérés, mais les skavens étaient amoindris par les guerres. Les Seigneurs de la Ruine réalisèrent qu'encore une fois, ils étaient trop faible pour liquider purement et simplement les humains de l'Empire. En vérité, les skavens avaient capturé tellement d'esclaves qu'ils commençaient à être dépassés par le nombre dans certaines parties de leur empire souterrain et que le Conseil des Treize craignait une rébellion. Il se réunit encore une fois à Skarogne et décida de consolider ses positions et de reconstituer les effectifs des clans guerriers avant d'envisager un nouvel assaut contre l'Empire.

Au cours des vingt cinq années qui suivirent, l'Empire se remit sur pied avec une rapidité qui prit au dépourvu les Seigneurs de la Ruine. Sous le règne énergique de l'Empereur Mandred, les villes furent rebâties et les terres repeuplées par les réfugiés qui avaient fui vers Kislev et la Bretonnie. Pire encore, Mandred avait instauré une garde permanente visant à contrecarrer les skavens, mettant en place des organisations de surveillance, telles que la garde des égouts. Dans le Cloaque, le Conseil fut occupé par une révolte d'esclaves, et des cas de Peste Noire dépeuplèrent plusieurs forteresses. Le Conseil se réunit lors de l'hiver 1151/1152. Les réprimandes fusèrent entre les Seigneurs de la Peste et les autres Seigneurs de la Ruine, assorties de demandes de réparation et de tentatives d'assassinats. La décision de remettre à plus tard les opérations contre l'Empire fut finalement prise.

Afin de préserver leurs dernières forteresses dans l'Empire, les membres du Conseil des Treize commanditèrent l'assassinat de l'Empereur Mandred, le Tueur de Skavens. Un maître assassin du clan Eshin nommé Nartik parvint à s'introduire dans le palais et à éliminer l'Empereur dans le courant de l'année qui suivit. Fort habilement, le tueur laissa des preuves de la culpabilité d'un mutant avant de s'échapper par les égouts.

Comme le Conseil l'avait prévu, les comtes électeurs furent incapables de s'entendre pour la succession et retombèrent dans leurs rivalités territoriales et personnelles. Au cours de l'hiver qui suivit, l'Empire sombra à nouveau dans une période de guerres civiles qui offrit aux skavens l'opportunité de reprendre du poil de la bête. Au fil des générations, les érudits de l'Empire échouèrent à établir une relation entre les incursions skavens et la Peste Noire, ce qui conduisit l'Empire à sous-estimer la menace. En moins de deux siècles, ce que l'on savait sur les skavens fut tellement entouré de légendes que bien des hommes instruits se mirent à douter de leur existence.
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